Dis, tonton Björn, comment qu’on abat un arbre ?

Alors petit, en suède, on dresse les castors pour faire le boulot a notre place pendant qu’on se biture a l’alcool de sapin. C’est un peu plus long mais tellement moins fatiguant 🙂

Bon, vu que j’ai pas grand chose a raconter en ce moment, je m’en va vous faire un cour de bucheronnage appliqué. Des fois que ça intéresse quelqu’un, un jardinier qui a un arbre, a abattre, un militant des casseurs de pub avec un panneau de pub géant qui pourrit le paysage ( faut juste préférer la meuleuse mais la technique doit être la même, grossomodo )

Alors, tout d’abord choisir un arbre pour sa beauté majestueuse, son orientation, sa prestance incomparable dans la foret et surtout parce que le garde forestier, il a dit que c’était celui la qu’il fallait couper et pas un autre.

Bon, la technique, en gros, c’est de réaliser une encoche de direction qui va donner ( si tout va bien ) la direction ou que l’arbre, il va se vautrer.
Elle doit être d’environ un tiers du diametre de l’arbre.
Après, il suffit de passer de l’autre coté et de réaliser un trait de scie légèrement au dessus ( 2, 3 cm ).
Comme ça:

Après, on positionne le coin ( pour les petit diamètres, normalement, ça tombe tout seul, pas besoin de coin ), et on l’enfonce a la masse. Le coin doit être en plastique pour pouvoir remettre un coup de tronçonneuse sans risque de flinguer le super affutage sur lequel t’as passé une bonne heure. Si la chaine bouffe le plastique, c’est moins grave, n’est t’il point ?

Quand tout va bien, le coin fait pencher l’arbre du coté qui va tomber et c’est bonnard.
Sauf que l’a, pour l’exemple, j’ai choisi un arbre casse c… et que le coin en plastique enfoncé jusqu’au bout, il bronchait pas le fourbe.
En fait, il était emmêlé au niveau des branches sur la cime avec ces voisins, qui part solidarité, le retenaient.
En plus, le tronc était légèrement courbé dans le sens du coin, donc opposé au sens théorique de la chute.
Bin, alors pourquoi, que tu l’as pas fait tomber de ce coté la, bougre d’imbécile ?
Et bien car je doute fort que le garde forestier apprécie que je fasse tomber un gros hêtre comme celui ci, sur la foret de sapin, si cher a son cœur ( en plus, c’était le coté opposé a la route, donc encore de grosses buches, très lourdes a transporter avé mes petit bras musclé jusqu’à la remorque ).

Donc, expliquons a ce résidu de fibre végétale qui c’est le boss. Étant beaucoup plus épais, le coin en ferraille a réglé le contentieux.

Les premières fissures augure du meilleur

La, ça sent le sapin 🙂 ( oui, je sais, elle était facile… )
Il a fallu quand même l’enfoncer a la grosse masse de 3 kg…

Et sspllaaffff !!! Comme une grosse bouse, qu’il est tombé ! MMoouuhahahhahha ( rire dément ). Alors, c’est qui la terreur des forets, non mais !

Ceux la, de sapins, ils ont eu chaud aux miches mais c’était calculé, qu’est c’vous croyez !

Eu’l bébé par terre !

Bin, y a plus qu’a ramasser ce bazar maintenant…

Allez, encore un week end de boulot et ça en sera finie du massacre a la tronçonneuse.
Car il est vrai que ça commence a me sortir par les trous de nez…

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