Notre ancienne caravane servant de cabane de jardin ayant rendu l’âme, madame s’en est offerte une nouvelle, plus sérieuse.
ça tombe bien, elle a un mari bricoleur… point de bijoux, de parfum qui pue et qui coute un bras, fais moi donc un abri de jardin, mon roudoudou d’amour. qui ça ? moi ? mais heuuu…
on a commencé par dépiauter la caravane qui aura, ma foi, plutôt bien résistée au temps et aux hivers jurassien mais bon, la, on allait pas tarder a traverser le plancher, en rentrant dedans.
souvenir, souvenir du premier hiver et été passé dedans, avec Julie qui avait dans les 2 ou 3 ans…
mine de rien, elle s’est pas laisser faire. pas tout ça de démonter le bouzin, on a fait quelques voyages a la déchetterie aussi…
puis on est passé aux fondations, en pieds de poteau isolé.
et une fois sec, fixation des pieds de poteaux
bon, bin, charpente alors ?
au détour d’une question posée sur ce marvelous blog, on a fait la rencontre de Prisca et Adrien, futur autoconstructeur. hé mais, dit donc, je commence une petite charpente, ça vous dit de voir a quoi ça ressemble et de vous faire les pognes ? hôôô que oui !
après réalisation du plan avec sketchup et de la commande de bois
j’ai commencé a tracer toutes les découpes zé entailles a réaliser
Prisca et adrien, dans le feu de l’action.
ma môman c’est la plus forte !
c’est pas tout, on va peut être vérifier si on a bien bossé.
puis préparation avant levage
et hô hisse !
et pour finir, ça tient tout seul debout ? on est bon !
va pour les chevrons alors ?
puis pose d’un restant de pare pluie
litelage
et pose de bac acier de recup’
enchanté, moi, c’est gribouille, l’inspecteur des travaux fini. ma foi, le bois brut permet une bonne accroche pour mes griffes, des coins et recoins a visiter, de potentiel lieu, de futur nid de souris a dévorer, je valide !
mise en place de l’ossature
puis habillage en planche de sapin
mis en place du plancher intérieur, histoire de pas perdre le « grenier » qui va accueillir l’échafaudage
le bon coin étant toujours mon ami, j’avais trouvé pas mal de mètre carré de pavé autobloquant qui devait servir a faire une allée et qui s’est transformé en dalle d’abri de jardin.
et pour finir, les portes ( les fenêtres, on verra plus tard )
voila de quoi ranger pas mal de bordel.
mais dit donc, il me reste encore un peu de bois… et des tuiles… gogo fabrication abri moto !
Puis le copain Gerald, par l’odeur du bois fraichement découpé, attiré, venant a passer par la, en sifflotant… puis d’un air détaché… mais dit donc, je sens que tu t’ennuie, tu viendrais pas me faire un abri a voiture chez moi ? hein, dit, hein ? hein ? dit ? hein ? hein ? qui ça ? moi ? mais heuuu !
bon, bin… belote et rebolote !
vous avez demandé patrice, ne quittez pas, vous avez demandé….
car en effet, mon esprit aspire a une baignade dans l’Ain mais notre désir de rentrer dans notre maison étant plus balèze qu’un side kick de chuck, donc on patientera encore un peu pour aller barboter dans une eau certes, propre et naturelle mais frisant quand même des températures assez sibérienne en ce mois d’avril. en gros, on évite la pneumonie et on avance sur notre chantier. décidément l’autoconstruction n’a que des avantages…
m’enfin aujourd’hui, c’etait mis en place des poutres pour le plancher coté cuisine
puis, on a refait des poutres en z’i. mais sauras tu, trouver le petit détail qui change tout sur cette photo ?
non ? pas d’idée. et bien, c’est peut être un détail pour vous mais pour nous… non mais pour nous… t’imagine pas… et bien la, comme tu vois sur cette photo, oui, c’est tellement incroyable que tu peux commencer a t’accrocher a ton slip, il nous reste… pas 10, naaann, même pas 5 ! que dis je 3 ! mais non, nous n’en revenons pas nous même… UNE !!! fucking bullshit poutre en I a faire. non mais dit moi quand même pas que c’est pas vrai qu’on a plus qu’une poutre a coller ! si ! alors champagne ! enfin, non, c’est dégueulasse ! une blanche des plateaux de notre brasserie préféré ! c’est quasiment jour de folie et demain on va coller la dernière ( tout le village est convié a l’événement ) nous pourrons ressentir la même sensation que neil amstrong quand il a posé le pied sur la lune, a savoir la concrétisation de quelque chose qui paraissait impossible mais qui se réalise tout de même sous nos yeux ébahi et remplie d’étoiles.
j’appelle l’AFP demain pour informer la France entière de cet événement.
sinon, j’ai presque fini la remorque. manque quelques vrais planches que j’ai remplacé par des lattes de palettes, le temps que j’en trouve des plus propres. reste a faire les gardes boues et l’éclairage mais on tient le bon bout.
Bon, allez, a demain pour la retransmission interplanétaire du moment ou je donnerais le dernier coup de clé pour la mise en presse de la der des der des poutres en I.
voila. on rentre en hibernation. le toit est couvert et il peut pleuvoir, neiger, rien a péter !
ce fut une année éprouvante, tant par le boulot que par les z’événements désastreux qui nous sont tombés sur le coin du museau avec la régularité d’un coucou suisse.
et encore, on a eu de la chance d’avoir une superbe arrière saison, sinon, c’etait cuit et la charpente passait un hiver a tout vent. ( et j’avais, le dit hiver pour faire ma dépression 🙂 )
mais grâce aux coup de main de david, seb, niko, patrick, julien, laurent, isabelle, mon pôpa, bernard etc… ( j’espère que j’oublie personne… ) et tout vos encouragements, on y est arrivé ! alors, un grand merci a tous !
allez la fin de l’histoire pour cette année.
on en été resté au toit sud bâché.
après avoir re-déplacé l’échafaudage, on a pu finir de fermer le toit nord.
pas grand chose a faire, beaucoup de découpe et la découverte d’un autre aspect de mon angle, pour le moins assez fourbe. ( ‘culé, va ! 🙂 )
et oui, même avec l’échelle de toit accroché au plus prés, il me reste encore une distance entre l’échelle et l’arête du toit largement assez suffisante pour m’enquiquiner. et comment que je les cloue mes planches en bas ? gag ! gogo gadget aux bras a rallonge ?
en passant, je vous ai parlé de mon troisième bras ? un outil qu’il est bien ? c’est tout con mais l’encoche aimantée qui tient le clou, c’est bigrement pratique. on peut aller planter des clous assez loin et facilement. et ça m’a rendu bien des services.
bon, bin, on va passer par l’intérieur le plus possible et on avisera pour ce qui reste.
et finalement, en jouant au contorsionniste, j’ai pu en clouer juste assez pour pouvoir m’appuyer sur échafaudage et finir par l’extérieur. ça va être simple pour mettre les poutre en I…
et bâchage.
et d’ailleurs, si je connaissais le gars qui a mesuré les longueurs de laie… no comment, hein ? va falloir prévoir un très grand recouvrement de l’autre coté…
puis démontage d’échafaudage et rebelote pour l’autre coté.
au passage, j’ai du refaire mes pattes d’attaches de l’échelle de toit. faut croire que les crochet pour accrocher les vélos dans le garage ne sont pas fait pour 🙂
l’une d’elle a carrément cassé. elle s’est ouverte au niveau du trou pour le boulon de fixation et crac ! heureusement, je m’en suis aperçu avant de monter sur l’échelle. c’est quand même mieux, non ?
bon, ok, alors, on va prendre un porte vélo de bagnole 🙂 oui, mais en vrai ferraille épaisse. la, ça craint pas du tout. j’aurais du y penser avant.
au passage, j’en ai profité pour rajouter une petite roulette sur le coté de l’échelle pour faciliter la montée et la descente de l’échelle qui pèse un âne mort. et puis ça permet d’éviter de déchirer le pare pluie a la descente.
z’avez vu, je progresse ! j’ai réfléchis ! vindieu, va pleuvoir des vaches ! 🙂
et voila, c’est fini pour cette année! le toit nord bâché dans son ensemble.
comment puis je exprimer mes sentiments tourmentées, mon soulagement, ma joie, mes pensées qui vogue déjà vers des siestes quotidiennes, des possibilités de remettre a demain ce que je n’ai pas envie de faire le jour même…. comment ?!? comment ??? bin, comme ça !
bon, on va se calmer niveau boulot mais on en a encore un peu sous le coude pour cet hiver. le ponçage de la charpente bien propre, la découpe des poutre en I déjà fabriqué, le reflexionnage sur ou qu’elles vont passer les gaines électrique, la plomberie, la VMC etc…
mais la priorité, ça va être de s’occuper un des p’tiots, se reposer et autres activités dans le même genre.
on a déjà commencé par poser les « supports » d’angles pour les voliges.
c’est quoi t’est, ce c’te bête la ? Patrick me posait la question dans un précédent commentaire sur ce détail car en effet pour faire rejoindre les planches dans l’angle, il leur faut un support sinon seul david copperfield peut faire quelque chose en les faisant léviter par la force de son mental de titane.
mais bon, faut le garder a la maison, le loger, le nourrir et ça bouffe un magicien ! le budget lapin, chapeau, demoiselle coupé en deux etc… etc…
donc, pour respecter un tant soit peu notre budget, on s’est rabattu sur des bastaings en épicéa, bien propre, bien blanc que j’ai fixé au ras des pannes pour pouvoir faire rejoindre mes planches.
et une pelletée d’angle bâtard pour le 15 ! pour que ça fasse joli, il fallait que ça épouse la forme des pannes donc… rigole un coup avec la fausse équerre !
la fausse équerre ? un outil top marrant qui te permet de relever des angles trop drôle et de les reporter sans te tromper et avec le sourire! car, oui, le but du jeu est de ne pas se tromper. saura tu relever le défi sachant que t’es aussi doué qu’une pelle a tarte ? rhhôôô, oui… bien sur… tu pars avec un handicap – 257 en gourrage répété mais on y croit !
et de l’autre coté…
c’etait le plus casse pied. les autres se sont pas trop mal passé.
et l’autre coté…
et on a fini de poser les planches. Estelle a la circulaire et votre serviteur a la pose.
et une fois fini… moi, ça me plaît !
après on est passé au pare pluie. on a finalement décidé de le poser dans les règles de l’art.
après avoir mis en place l’échelle de toit, on a posé les laies roulées et toutes ensembles. puis je les déroulais au fur et a mesure.
ça fait un peu bordélique mais c’est pas simple de dérouler celui du bas avec les autres au dessus. mais bon, ça c’est pas trop mal passé.
quelques petit ventres mais rien de grave et le recouvrement de 10 cm préconisé a été a peu prés respecté.
un effet d’optique ? oui mais pas tant que ça… c’est pentu, grave velu ! et il est bien sur déconseillé, même attaché de rater la marche. comme toboggan, ça doit être top mais l’atterrissage… donc prudence a chaque mouvement.
puis on a posé des liteaux dans le sens de la pente pour finir de fixer le tout et permettre a l’ensemble de résister au vent.
même punition pour l’autre coté mais en mieux. avec des rouleaux plus serré, ça suivait mieux et ça avait moins tendance a se mélanger.
arrivé en bout, j’ai posé un liteau dans l’angle pour bien plaquer le tout
et le résultat !
vous remarquerez que pour une fois, on a eu un temps superbe. je me suis pris un bon coup de chaud doublé d’une séance de bronzage grâce au soleil qui se réfléchissait méchamment sur le pare pluie. lunette de soleil obligatoire… le 13 novembre… y a plus d’saison ma bonne dame !
finalement, c’etait long, pas très pratique de faire le zouave sur une échelle mais ça c’est plutôt bien passé. un soucis de moins pour la suite.
et pour bien finir une journée déjà fatigante ? échafaudage ! celui en bon vieux acier des familles ! celui qui a été pensé pour les grands ! ( non, je suis pas petit :-))
démontage et remontage pour finir le toit nord.
voila, le temps devrait se maintenir jusqu’à la semaine prochaine donc pas d’excuse pour finir ! ( hôôô oui… finir… pourvu qu’on finisse rapidement, j’en ai maaaaaaare !!! 🙂 )
ça y est, les vacances sont cramées. va falloir attendre l’année prochaine pour se reposer se remettre au boulot sur le chantier a plein temps.
bon, c’est pas tout a fait fini… ça a pris une bonne gifle mais il reste une vingtaine de planche a poser, faire les découpes d’angle ( rhâââ lovely ) et poser le pare pluie provisoire. si les vents sont favorables et les dieux du ciel clément, cela devrait être terminé pour la fin du week end a rallonge prochain.
alors pourquoi qu’on a pas fini ? premièrement, le dieu météo France a décidé de nous les briser a partir de jeudi dernier et nous a servi un temps tout poucrave qui rend les planches de bois glissante et n’invite pas a faire le mariole sur une toit a 45 °.
j’aurais bien sur, pu bosser jusqu’à, avant jeudi mais c’etait sans compter sur la confrérie des scieurs qui a pour principe de ne jamais tenir aucun engagement de délais. y en a qui se font un devoir de faire du bon boulot, de respecter leurs engagements, de satisfaire le client, tout ça, tout ça…
et bien, la charte qui régie la confrérie des scieurs ( qui est elle même une variante de celle, des marchands de matériaux de construction ) se fait un devoir d’assurer a leur client une date de livraison et de tout faire pour ne pas la respecter. les planches que je devrais avoir pour la fin de semaine dernière, avant le début de mes vacances, j’ai récupéré la dernière fournée ce vendredi…
ça mérite des baffes bien sur mais c’est comme ça… et la dernière semaine de vacance qu’il me restait et que j’ai posé pour finir ce toit a été perdu en parti a cause de ça.
bôaf… on commence a être rodé et on vous cache pas qu’on attend 2012 avec impatience. 2011 commence vraiment a me sortir par les trous de nez ! le premier qui dans deux mois me souhaite une année aussi bonne pour notre chantier que 2011, j’y fait manger les chutes de notre charpente ! 🙂 ( un bon mètre cube quand même…)
bon, sinon, cette fois ci, rien de bien compliqué. monter les planches et les clouer.
c’est juste long et fatiguant.
on a profité de l’échafaudage en place sur le pignon pour poser les premières planches sur le débord de toit. c’est un peu moins impressionnant avec l’échafaudage en dessous.
pour l’autre pignon, pas pareil. pas d’échafaudage et pas trop envie de le monter pour clouer une dizaine de planches. donc test en situation de mon échelle de toit customisé.
j’ai rajouté des pattes métallique, boulonné, sur une échelle classique pour pouvoir la crocheter au faîtage. et ça marche du tonnerre.
ça tient bien, mais même avec le baudrier, j’ai relancé la production d’huile a pression musculaire. 🙂 c’est carrément impressionnant et j’avais vraiment les jetons.
c’est le première qui est dur a poser. complètement dans le vide, c’est la que tu te dis que le vertige n’est pas une notion abstraite. ensuite, il suffit de pousser les planches suivante contre la première et roule.
ensuite, l’échelle posé contre la faîtière avec Estelle qui me passait les planches, c’etait bonnard.
et le premier coté sans les découpes d’angles.
puis l’autre coté…
et notre chambre…
et pour la mezzanine, changement de technique. pas de plancher donc impossibilité de poser l’échelle contre la faîtière.
on a donc posé le début de plancher pour pouvoir accéder a la mezzanine facilement.
puis avec l’aide de ma deuxième échelle de toit customisé
j’ai posé le premier rang ( 6 m de long avec des planches de 4 m, soit un rang de 2 m et un de 4 m. )
ensuite j’ai posé la grande échelle direct sur le toit pour l’étage supérieur et j’ai joué a spiderman. ça me fait un entraînement pour le pare pluie…
Estelle, une fois de plus, me passait les planches par en dessous.
voila, donc, il reste le coté mezzanine a finir ( une vingtaine de planche ) et les découpes d’angles. puis le pare pluie.
on a finalement opté pour du pare pluie premier prix ( de la bâche renforcé avec un treillis ). ça a l’avantage de me faire une entraînement pour le pare pluie final et surtout de se transformer en superbe bâche a bois de chauffage de compét’ quand on l’enlèvera au printemps. pas de gaspillage et un coup très raisonnable chez brico dep’.
reste a le poser et la… je reflexionne dur pour trouver la bonne methode… même avec mon échelle de toit, ça fait une sacré pente…
en gros, soit la methode traditionnelle conseillée: en long et les laies de pare pluie perpendiculaire a la pente, soit la solution de facilité a savoir les laies en hauteur dans le sens de la pente, a cheval sur le faîtage. je me dis que pour un truc provisoire, c’est peut être suffisant. en prenant plus de marge sur le recouvrement, y a pas de raison que ça fuite.
ça y est, les dernières pannes sont posées ainsi que leur liens.
pour résumer:
j’te proute ! saleté d’angle !
rhôôôô, ça fait un bien fou et ça vient du cœur !
bon allez, que je vous narre l’histoire de la victoire de l’humble apprenti charpentier contre le vilain angle qui pue qui fouette qui sent des couettes.
on en était resté a la découverte de la bonne methode pour la découpe des pannes en angles avec julien.
j’ai mis en place des cales pour compenser l’angle et que le bout de la panne repose bien sur une surface plane et non pas sur l’arête de l’arbalétrier
puis présentation de la première panne et hô joie, hô bonheur, ça tombe au poil. ouf !
puis mis en place de la deuze :
et c’est carrément la fête du slip ! ça tombe au poil une nouvelle fois. punaise pour une fois que tout va bien…
j’ai coupé a ras les cales qui, du coup, ne se voit quasiment plus.
ensuite, le week end suivant, patrick est revenu me filer un coup de main pour mettre en place les plus grandes pannes.
même technique que l’autre coté. on monte la panne.
une fois en haut, je bloque avec des serres joints et trace.
on redescend le tout
et y a plus qu’a scier.
ça, c’est quand tout se passe bien car il est vraiment temps que je me repose parce que les conneries s’accumulent…
comment j’ai pu me planter… ( une fois de plus…) va savoir… je cherche même plus.
j’ai du prendre le mauvais trait et couper 5 cm trop court. de quoi, bien faire monter l’énervement de la colère qui contrarie très fort.
alors, vu que je n’avais pas de surplus de panne, ça sera cale. ça, je sais faire… un orfèvre en la matière. ça va devenir une charpente monté sur cale 🙂
ça va peut être suffire rayon connerie, non ? pensez vous, rien ne m’arrête ! on mesure avec Patrick. on coupe et je les repère avec des chiffres. et je trouve le moyen de me planter en ne prenant pas la bonne. voila, voila, voila…
j’ai donc du moiser une paire de panne en urgence avec des restants de solives. pas de soucis pour la solidité mais ça se voit. heureusement, c’est dans la salle de bain et notre placard. on limite les dégâts.
on le voit mieux sur cette photo. c’est vraiment la loose. chiader l’ensemble de la charpente pour faire un truc propre et se vautrer a la fin pour des fautes d’inattention, ça fout les boules graves. m’enfin, ce qui est fait est fait.
pour finir, j’ai découpé les echantigolles de façon a ce qu’il épouse les pannes
j’ai pris les angles a la fausse équerre comme sur la photo précédente et adapté la scie radiale pour réaliser les découpes qui vont bien.
et mise en place
et le résultat final ! malgré mes conneries, c’est quand même classieux ! on est vraiment content du résultat et encore plus d’en avoir fini!
pour finir, un grand merci a patrick pour ces coups de main successif ! vraiment sympa de ta part !
maintenant, j’attaque ma dernière semaine de vacances de l’année pour finir de couvrir ce toit. lundi soir prochain, ça doit être couvert et bâché et puis c’est tout !
Pas trop le temps de s’occuper du blog car on envoie sévère pour finir rapido presto.
on tape déjà du – 1° au petit matin, il faut donc pas chômer.
on a fini de poser les solives en angle. une découpe un peu plus pénible a réaliser mais avec la super scie radiale de mon pôpa, elle moufte pas. c’est bruyant comme bécane mais ça dépote grave.
même système de pose que les autre grâce a un taquet sauf pour les cinq suivantes.
j’ai mis l’entrait dans le mauvais sens. enfin, l’autre coté m’aurait évité ce problème.
vous le voyiez le problème ?
et oui, le bois qui n’est pas d’équerre et donc l’impossibilité de continuer de fixer mon tasseau…
donc, on triche ! un équerre intégré a la solive pour qu’elle ne se voit pas trop et roule !
et une fois posé, ça ne se voit presque pas.
puis on a posé le reste en pensant a la trémie. c’est mieux non ?
et on trouve que par en dessous, c’est pas dégueulasse du tout. encore une fois, je maudis toujours mon angle pour ces difficultés de conception mais d’un coté, c’est vraiment classieux.
le petit décrochement pour la trémie. ça ne portera pas de poids mais on va blinder en grosse équerre. au cas z’ou…
pour l’instant, j’y ai mis ce que j’avais, de simple équerre de chaise. mais par la suite, de bonne grosse équerre me permettront de pourvoir y danser le casatchock, si l’envie m’en prend. ( j’ai des passions secrète inavouable dont le souhait de savoir danser le casatchock sur un décrochement de trémie, la, et pas ailleurs. je sais, c’est fou mais j’y arriverais, un jour… )
le petit décrochement de mezzanine pour pouvoir utiliser la future fenêtre facilement s’en avoir a s’encorder et se la faire en varappe.
solivage ? fini ! ce fût long et je dirais pas que ce fut bon… 70 solive a couper d’équerre puis a entailler pour le taquet, suivi de leur pose en équilibre sur deux échelles avec l’aide d’Estelle, c’a n’aura pas été la partie la plus passionnante de cette charpente. mais bon, maintenant on a un beau plancher.
le plancher… pas des plus passionnant aussi :-). avec Estelle, on avait hâte d’en finir.
15 kg de clou, environ 5 mn de genoux en moins, dut a la position très confortable du quatre patte et un bras accompagné de son épaule, en vrac, a force de taper au marteau. on a bien essayé a la façon dark vador mais même avec le coté obscur de la force, ça marche pas. le clou ne rentre pas tout seul. c’est très surfait, le coté obscur de la force.
on a préféré faire continuer le plancher, par dessus la trémie. on a pas encore besoin de passer par la, pour monter a l’étage et c’est quand même plus sécurisant de ne pas avoir de trou dans le plancher. suffira juste de mettre un coup de magic festool pour faire sauter le surplus, le moment voulu. on a quand même dessiné au sol, le trou. on peut marcher dessus sans problème mais si on peut éviter…
il ne nous reste plus que notre chambre a poser. ça sera fini, cette semaine.
et ce week end, julien s’est gentiment proposé pour venir me filer un coup de main pour mes pannes de la mort qui pue.
le gars est charpentier ET spécialiste de la voltige. pendant que d’autre joue au carte le week end, lui, fait le zouave a escalader les montagnes ou les murs d’escalades. donc mes huit mètres de hauteur, même pas peur !
on s’est donc mis sur les faîtières.
première découpe, tout bien comme il faut. et la deuxième, ça faisait longtemps… conneries. je me suis gourré sur la longueur.
espèce de sacré con ! et en plus, sur la seul ou je n’avais pas de marge, les faîtières étant plus haute de 5 cm que les intermédiaires…
bon, y a plus qu’a rattraper mes âneries…
de la charpente pas conventionnelle du tout, limite rattrapage au branche.
on a prit un bout de panne intermediaire et on a collé par dessus le » chapeau » en pointe dont les 5 cm supplémentaire était prévue pour faire cette découpe. c’est moche mais ça ne se verra pas. j’ai bon ? utshimata force 5 dans mes chicots ? bon d’accord.
allez, y a plus qu’a monter.
moi, sur le semi plancher des vaches et julien accroché au poincon. je vous cache pas que j’étais bien content qu’il ait insisté pour jouer a spiderman 🙂
même pas peur !
la manip’ s’est plutôt bien passé. a part, un lien qui était un poil trop court et qui a demandé une petite cale pour bien le positionner, l’ensemble s’est bien emboîté, comme il faut. perçage, chevillage et on a maintenant une belle faîtière complète.
pendant que je m’occupais du chevillage, julien s’est proposé pour aller me clouer la volige a la panne intermediaire que je n’avais pas eu le temps de faire.
un encordage en règle et une bonne rigolade pour lui. cela n’aurait pas été la même histoire pour moi…
et pour finir, on s’est attaqué au panne intermediaire et leur jonction en angle. ( qui pue, qui fouette, qui décale les couettes )
après maintes réflexion et calculs dans tous les sens et des résultats peu concluant, on a décidé de monter les pannes a leur place respectives et de les tracer en situation. et grand bien, nous a prit, c’est tout simplement la meilleure solution.
c’est la plus longue car il faut monter et descendre la panne deux fois mais au moins, on est sur de ne pas se planter. enfin, j’espère…
mise en place de la panne
puis traçage, en se basant sur l’arbalétrier.
et le résultat…c’est pas de la découpe bâtarde ? ( qui pue, qui fouette, qui décale les couettes )
on a juste eu le temps de tracer les deux premières. je les taille et les monte demain. on verra bien, si on s’est planté…
voila, un grand merci a julien pour son coup de main, ces aptitudes de voltigeur et ces connaissances en charpente qui m’ont bien aidé.
encore un personne qui vient filer un coup de main sans rien demander, juste pour le plaisir d’aider. et c’est juste, bien.
encore merci a julien mais aussi a tout ceux qui sont passé sur notre chantier. le monde n’est pas si pourri que ça. ( mode mélo off )
PS: juste pour rigoler, une petite photo du chef de chantier qui surveille son ouvrier. toi groumpff? Agrôôô moi GROUMPPFF !
la grosse loose quand même, je surveille le travail de julien, d’un œil inquisiteur et c’est moi qui fait les conneries…y a des coups de pompes qui se perdent…
Profitant de l’échafaudage posé au bon endroit, on a fini de poser le rampant coté nord.
finalement, ça va assez vite. Estelle me passait les planches et je les faisais ensuite glisser sur les pannes, deux clous en haut et en bas, et roule. je clouerais la panne du milieu, plus tard.
il y a bien quelques léger jours mais avec le toit par dessus, ils seront moins visible.
après démontage de l’échafaudage, on a ensuite attaqué le solivage du milieu. et ses sympathiques découpes en angles…
j’ai relevé toutes les longueurs avec mon télémètre laser ( bien pratique, cette bête la ) en me basant sur les solives déjà posé. histoire qu’elle se suivent d’une ferme a l’autre.
le premier qui dit que j’ai une tronche d’abruti sur cette photo, ça va tataner grave sa gueule 🙂
ensuite découpe. une découpe a 90° d’un coté et une autre en biseau de l’autre coté. c’est pas trop compliqué mais plus long a réaliser.
les trois premières sont foiré et je pige pas pourquoi. les cotes sont bonne et pourtant, j’ai un jour ( en bas, a gauche sur la photo )
je mettrais une cale plus tard.
il a fallu faire une petite découpe pour passer le boulon de charpente qui tombait en plein dans la solive… ça fragilise carrément l’ensemble mais par chance, c’est la solive du milieu que j’ai doublé en réduisant l’entraxe a 15 cm au lieu de 30 cm. et puis il n’y a pas de poids fixe dessus. ça sera le couloir.
j’avais doublé celle solive car dans la chambre des p’tiot, c’est a cet endroit qu’on montera la cloison entre les deux chambre.
on est ensuite passé au plancher.
on s’est finalement rangé a l’avis général et on va faire péter une isolation phonique a l’étage.
on a donc commencé a poser les mêmes planches que pour le toit.
27 mn d’épais cloué sur les solives. on posera sûrement des lambourdes, par la suite, une isolation phonique qui va bien entre lambourde et le plancher massif en frêne par dessus. ça devrait faire l’affaire.
un autre avantage, c’est d’avoir un plancher pour se déplacer a l’étage en toute sécurité. les palettes, ça va bien en provisoire mais c’est bien casse gueule. il faut toujours être attentif ou on met les pieds et un accident est vite arrivé.
sans compter le coté peu pratique pour bouger l’échafaudage. il faut le démonter complètement, bouger les palettes et le remonter…
avec un vrai plancher, tu démonte juste ce qu’il faut pour pouvoir le soulever et le déplacer. un gain de temps non négligeable.
pis, ça permet aussi, a madame de faire sa maline! genre, j’ai peur de rien, le vide et moi, on fait deux, j’suis une malade ! ou est le premier pont que je fasse mon baptême de saut a l’élastique ! ou ? ou ? même pas peur !
c’est quand même mieux, non ?
deux clous a chaque extrémité ainsi qu’au milieu et ensuite un clou sur deux sur chaque solive. avec ça, ça bouge plus.
Alors d’un coup d’ massette… Bien placé entre les deux yeux… estelle éclate la tête, du Petit clou de mes deux! Faut pas gonfler estelle monvel… Quand elle cloue son plancher ! C’est la morale de ma chanson Moi j’la trouve chouette Pas vous ? ah bon…
tatatzin ! 🙂
voila, voila. au menu de cette semaine, finir le solivage du milieu ainsi que l’intégralité du plancher afin de pouvoir monter l’échafaudage et s’attaquer dans la joie et la bonne humeur a mes pannes anguleusement contrariante.
allez, faut qu’on s’énerve, l’hiver arrive a grand pas…
PS: donne trois chatons. deux tigrés marron et noir et un tigré gris
contre bon soin, bien sur et t’as plutôt intérêt, y a la tante par alliance ( avec pour petit nom: castagne ) qui veille au grain et elle, faut pas lui hérisser le poil pour rien…
you talking to me ? 🙂
PS 2 : est ce quelqu’un aurait dans sa bibliothèque personnelle, le livre de jean louis beaumier : l’isolation phonique écologique ?
soit pour un prêt, soit a vendre, c’est vous qui voyez. merci d’avance !
bah, oui, pas beaucoup de nouvelle car ça avance pas des masses.
de grosses journée de boulot alimentaire n’aide pas a l’avancée des travaux…
m’enfin, on progresse et c’est le principal.
on en était resté au montage de l’échafaudage qui bouffe un temps pas possible. ça fait quasiment une après midi de boulot de montage pour une ou deux heures de travail sur les pannes. rentable, n’est t’il point ?
j’ai commencé par mettre en place la panne faîtière au bon endroit. il y avait 20 bon centimètre a faire ripper.
le pied de biche a réglé le problème assez facilement.
puis montage au grenier, des liens avec ma poulie ( c’est fou ce qu’elle me sert cette bête la ! )
puis mise en place du premier lien extérieur.
la, je me suis bien marré… je l’ai mis en place d’un bras pendant que l’autre bras tirait sur la sangle attaché au pied de biche qui soulevait la panne. le terme exact, c’est: j’en ai chié grave ! 🙂
puis je l’ai assuré avec une sangle pour mettre en place son voisin, histoire qu’en re-soulevant la panne, il ne se déboîte pas.
j’ai fait pareil avec l’autre, ça permet de reposer mes bras le temps de la manip’
et rebelote mais cette fois ci, avec ma poulie, pour soulever la panne . faut toujours tirer comme un âne mais c’est plus simple qu’au pied de biche
et tâââdaâââmmm ! que j’aurais voulu le faire exprès, j’aurais pas fait mieux. ça poutre, non ?
oui… mais… comme son ying doit avoir son yang, ce placement de lien, digne d’un ajustage poildecutesque que même a la NASA, il chiade pas leur assemblage de navette spatiale comme ça, voici la coronès du jour…
y a comme qui dirait un jour… mais heuuu !
et après revérification des plans, de l’ajustage, des niveaux, tout ça, tout ça, je m’a bêtement gourré de 2 cm ( et oui, encore 2 cm… ) sur tous mes poinçons…
cale ? bin, oui, pas le choix… gifle ? heuu, joker !
ensuite, mise en place du dernier lien.
et la fameuse technique du: je tire et pousse en même temps
sauf que… mon lien était foireux. encore une fois, a cause de mes deux centimètre de décalage.
donc retaillage et remise en place.
il a fallu passer au perçage et a la contraction excessif des muscles fessiers. les perçages sur l’échafaudage, nickel mais celui en bout de panne sur l’escabeau… même attaché, j’en menais pas large. qui a besoin d’huile d’olive ? 🙂
tu l’as vu le niveau scotcher sur la perceuse a la mack giver, pour percer a peu prés droit ?
voila, tout est bloqué, y a plus qu’a démonter l’échafaudage et le remonter de l’autre coté. et une bonne suée… une !
et même punition, moins le lien a refaire qui allait nickel de ce coté.
juste une petite précaution pour éviter de se faire suer. j’ai cassé le bout des liens pour faciliter leur entrée dans le tenon.
voila, ça bouge un peu moins mais ça reste souple… c’est assez impressionnant la façon dont la charpente bouge quand on se déplace.
david ( paille01 ) m’avait dit que c’était normal mais c’est pas rassurant…
autre chose de pas trop rassurant, c’est ce pied de poteau.
que le bois fende, c’est normal mais celui la est vraiment pas génial. vous en pensez quoi, les spécialistes de la charpente ? il faut que je m’inquiète ?
ce week end, on a commencé a tracer le positionnement des solives de l’angle. et ça va être un grand moment… il m’aura bien cagué cet angle…
après plusieurs essais de traçage divers zé varié, on a pris un cordeau et tiré sur ceux qui était déjà en place. ça sera plus cohérent et c’est surtout nettement plus simple.
puis, on a mis en place les taquets de support de solive.
et pour finir la journée, on a mis a la bonne place et bloqué les pannes intermédiaires et commencé a poser la volige de notre toit provisoire.
t’as vu, ça commence a ressembler a un toit…
voila, voila, cette semaine, je m’attaque au solivage et a ses découpes en travers…
ça va déjà être bien sympa mais j’ai hâte de me faire péter le ciboulot quand je vais m’attaquer a mes pannes intermédiaires et leurs multiples angle bâtard.
en fait, honnêtement, je sais pas comment faire. enfin, si, je vois ce qu’il y a, a faire mais les tailler correctement du premier coup…
plus ça va, plus je m’oriente vers une solution a base d’équerre ou de sabot.
enfin, bon, je suis dessus. c’est le problème du moment.
vais je pouvoir me la péter avec un ajustement qui claque ou vous faire écrouler de rire en voyant le désastre… zatizecouechtionne…
les échafaudages pour accéder a la faîtière sont en place et c’est pas une mince affaire a monter ces bouzins.
déjà, notre idée de monter les solives pour réduire la hauteur de l’échafaudage n’était pas seulement une bonne idée mais quasiment obligatoire.
autant celui qui monte le long du pignon est attaché a la ferme et ne bouge pas d’un poil, autant celui qui se trouve au milieu aurait été heureux comme pas deux a l’époque du twist et du rock n’roll tellement il gigote, même sanglé au maximum.
et il est seulement sur 5 m de haut… alors 8 m… il aurait fallu que je fasse un stage sur un chalutier ( avec le capitaine haddock, forcement ! ) pour apprendre a maîtriser le mal de mer et surtout l’envie de renarder par dessus bord 🙂
donc, on a fini avec Estelle de poser toutes les solives des fermes extérieurs. celle du milieu seront faite plus tard car j’attends que mon pôpa me prête sa scie a onglet de la mort qui tue qui sera dispo dés qu’il aura fini son propre chantier.
bon, malgré les explications de tho sur son blog et de Jérôme par mail ( merci m’sieur ) , j’ai laissé béton, la methode scie circulaire pour la découpe des encoches de solives. je le sentais pas et voyais venir la connerie a la vitesse grand V. dans le doute, je me suis abstenu et j’ai fait fumer la scie manuelle. plus long mais comme dirait un ami réunionnais d’adoption, ( salut jean paul ! ) avec les outils a mains, c’est plus long mais les conneries arrivent aussi moins vite et t’as le temps d’arrêter les dégâts a temps.
pour le reste de la pose des solives, pareil que les autres, juste que les dernières ont été plus casse pieds a poser, du fait de la position des échelles mais bon, rien d’insurmontables.
premier coté, ok !
puis même punition de l’autre coté avec moins de solive, du fait de la mezzanine.
ça, c’est fait ! maintenant, le plancher provisoire. vu qu’on aimerait se passer de poser de l’OSB a l’étage, pour une raison de coût entre autre mais aussi et surtout car nous aimerions poser directement le futur parquet en frêne directement sur les solives pour pouvoir laisser les solives apparente au rez de chaussé.
tout ça est encore a l’étude car il y a la problématique de l’isolation phonique et surtout du passage des câbles électriques qui se planque facilement dans un faux plafond.
alors dans le doute et jusqu’à ce qu’on se décide, on préfère ne rien faire.
donc le roi de la palette a encore frappé ! vu que j’ai du stock, ça fera bien l’affaire.
faut être attentif ou on met les pieds mais sinon c’est parfait !
puis montage des divers éléments pour arriver jusqu’à la faîtière.
et pareil pour le pignon
mine de rien, ça fait haut…
par contre, c’est parfait pour prendre en photo, notre venerable tilleul. punaise, qu’il est beau cet arbre ! on est bien peu de chose a coté.
non, ce n’est pas du vide, c’est un concept de vide aléatoire avec sensation de vertige fluctuant en fonction de selon, que tu fixe les solives et les palettes posée dessus ou que tu regarde le vide entre 🙂
voila, y a plus qu’a !
en passant, si spiderman est votre idole et que vous n’avez rien a faire ce week end, vous êtes le bienvenue pour me filer un coup de main.
et si vous faites 1.90 m de hauteur, ça serait l’idéal car c’est bien, 20 bon centimètre qui vont me manquer ( ouuiheeu, je passe sous toutes les portes sans me baisser… ) pour que je puisse travailler confortablement.
va falloir jouer de l’escabeau. sur un échafaudage dotée une rigidités douteuse… et le tout, a 8 m de hauteur. arf !
même pas peur !
en parlant de même pô peur, madame soigne le mal par le mal et est même monté me filer un coup de main pour mettre en place l’échafaudage. la classe quoi !
je lui ai quand même fabriqué une zone de repli avec des vrais bout de plancher sans vide dedans pour se détendre un peu. aucune moquerie la dedans, c’est pas la peine de flipper inutilement. c’est comme ça que les accidents arrivent.
donc, un coup de main courageux et retour dans la zone de décompression pour se détendre.
allez une fois de plus, un grand bravo a mam’ Estelle !
et pour finir, une nouvelle photo de mes copines a 8 pattes qui ont emménagées vers mes palettes de tuiles.
en effet, il y a pas mal de petit détail, d’ajustement qui prennent beaucoup de temps. ( entre autre, mon angle… arf ! )
après avoir panné les sablières des fermes extérieurs, je me suis attaqué a celle qui arrive sur la ferme du milieu. et la, pas pareil…
je me suis même fendu de l’achat d’un télémètre… au décamètre, même pas en rêve pour avoir une mesure précise.
donc découpe et montage avec mise en place parfaite en épaulé jeté directement du bas, façon chuck norris. non ? bôôôaaalllez !
ok, alors montage façon, je me fais biiip grâce a une poulie.
la première panne, pas la bonne methode du tout.
premièrement, la corde de la poulie était trop courte, pas assez de marge pour aller jusqu’en bas. j’ai donc rajouté des sangles qu’il a fallu retendre un fois en bout de course de la poulie. mode jean claude vandamme ON .
je soulage du bras gauche, le poids de la panne pendant que le bras droit retend la sangle.
en gros, pas la bonne méthode du tout…
bon, on est quand même arrivé a la monter sur l’échafaudage. rebelote pour la mettre en place mais en moins pénible.
Estelle gérait la montée, descente pendant que je guidais la panne au bon endroit.
pour la suivante, on a reflexionné et commencé par changer la corde de la poulie par une bien plus grande. après, j’ai surélevé le bras tenant la poulie.
et les doigts dans le nez !
avec la panne a la bonne hauteur, un petit guidage et j’avais plus qu’a la poser comme une fleur.
un petit ajustement de l’angle… avec l’échafaudage, c’était très pratique…
ouiii heuu ! je m’a encore gourré… je le vois votre regard affligé, vos sourcil levés, votre moue dédaigneuse…
et pis d’abord, j’aime pas les angles, les angles, ça pue, ça fouette, ça décale les couettes ! vive les rectangles, les carrés, les lignes droites, les angles droits ! a bas les triangles, les angles ouvert, fermé, les isocèles, les losanges et toutes ces bizarreries géométriques aussi inutile qu’agaçante. tu sais ce que je lui dit a Pythagore ?
ensuite mise en place du lien ( droit, avec un angle a 45°, un mec bien quoi ! ) coté ferme extérieur ( droite avec des angles droit, propre sur eux, bien sous tout rapport, quoi ! )
et je suis passé a mon… angle ( beurk ! ) et mon antipathie a son égard s’est pleinement justifié. ‘culé ! 🙂
j’avais pour idée de mesurer les multiples angles et les reporter sur le lien que j’aurais découpé en fonction et tel un miracle digne de la grotte de Lourde, il se serait parfaitement mis en place et sans aucun jeu. mouaip ! bon… bin, on est pas a Lourde…
et un lien, bon pour la cheminée…
après d’aussi peu convaincant essai, j’ai tenté le coup du lien découpé en angle droit ( rhâââ lovely ) et avec une défonce dans le pied de poteau.
c’est pas parfait mais bien mieux. ouf, j’y croyais plus…
j’ai commencé par relever l’angle pour refaire le tenon coté panne.
puis défonce de l’angle. c’est bien plus simple a faire comme ça. et a mon avis plus costaud car de cette façon, le lien prend appui sur le poteau, perpendiculairement alors que si j’avais découpé le lien, l’appui se faisait sur le coté du poteau avec seulement des tirefonds pour lui donner une rigidité. donc, plus simple et plus costaud. bonnard, quoi !
mise en place
et léger ajustage de l’angle ( encore… )
puis blocage avec du feuillard de ce coté. de l’autre, je lui collerais une équerre de chaque coté pour définitivement les bloquer. je préfère être prudent car de ce coté ci, le toit devrait vouloir pousser dessus. c’est pas très joli mais ça ne se verra pas.
puis comme d’hab’, perçage et chevillage pour bloquer le tout.
ensuite, je suis passé de l’autre coté. des liens sont prévus mais je les ferais plus tard. ça me prend trop de temps…
allez, les sablières, ok ! passons au plancher.
traçage de l’emplacement des solives sur les entraits
et découpe des « lambourdes » ( connaît pas le terme exact ) ou les solives vont reposer. je les ai découper dans ma lisse basse car je les ai complètement zappé sur mon devis de scierie. pas grave mais embêtant car il faut que je les taille moi alors que la scierie me l’aurait fait pour le même prix.
puis mise en place en y collant une vis sous chaque future solive. tant qu’a faire, c’est plus propre.
puis j’ai tenté la methode a tho ( http://tho.over-blog.com/article-29272395.html ) pour découper l’encoche des solives.
mais ça n’a pas été concluant. je sais pas ce que j’ai merdouillé…
je suis passé a la scie sauteuse et j’ai vite arrêté. c’est vraiment de la cochonnerie ces machines. impossible de faire un trait droit. même en allant super doucement, la lame dévie toujours.
allez a l’ancienne, scie a main ! plus long mais c’est nickel.
puis avec l’aide de madame, une échelle de chaque coté et ascension par la face nord avec plantage de solive au sommet ( au moins, un 4m50 ! )
une vis, en bas, de chaque coté et un clou, par dessus, fixe le tout.
et le bilan provisoire…
mine de rien, c’est quand même vachement long tout ça… et je suis pas encore a mon angle et ces découpes casse pieds.
c’est pour ça, que le toit tuilé, tout bien comme il faut avant l’hiver, c’est quasiment de la science fiction…
du coup, on s’oriente vers la mise en place de rampant par dessus les pannes avec un bâchage pour protéger le tout. ça me fera un toit provisoire qui me permettra de bosser dessous cet hiver.
de toutes façons, les rampants était prévu mais entre panne, par l’intérieur, fixé sur les poutre en I.
La, ça change pas grand chose et ça sera même plus simple car on aura pas les multiples découpes qu’on aurait eu avec un rampant par dessous, entre panne.
on a posé la dernière ferme, 2 cm trop en extérieur avec pour résultat, une surface intérieur qui fait un bond prodigieux de 0.16 m² et surtout quelques soucis mineur mais bien agaçant sur le positionnement des pannes et de leurs liens…
bôaf, 2 cm, c’est pas la mer a boire ! bin, presque car du coup, les liens ne sont plus en butée dans leur mortaise respective et c’est ce qui fait l’essentiel de la solidité du contreventement. si ça nage, ça sert a rien.
avec l’aide de Patrick ( eu’l riolu pour les intimes ) on a donc monté les liens des poteaux extérieurs.
ceux la, pas de soucis. les mesures était bonne.
pied de biche pour soulever la panne et mise en place du premier lien.
et après avoir attaché le lien, pose du deuxième. pourquoi attaché ? histoire qu’il ne tombe pas en soulevant la panne pour mettre en place son jumeau.
la, pas de soucis. nickel.
par contre, de l’autre coté, 2 cm de décalage merdouille l’ensemble… agad’ le boulot…
pour le coté sud, l’erreur devait être moins prononcées car on avait juste 1 cm a tout péter et des cales en chêne taillé en sifflet ont réglé le problème.
de ce coté ci, c’était bien trop large. on donc du refaire un lien. ça va que j’avais de la chute de dispo…
et une fois modifié et ajusté, ça allait bien mieux !
bon, c’est finalement pas dramatique mais agaçant. ça ne change pas les plans dans leur ensemble mais ça fout les boules. 2 cm, c’est vraiment du pet de lapin qui complique la vie.
un grand merci a Patrick pour le coup de main.
le lendemain, je suis passé a la remise a niveau des pieds de poteaux centraux.
il était bien de niveau mais on a du les descendre au moment du levage car il avait tendance a faire un point d’appui central qui empêchait les pieds extérieurs de se poser correctement( c’était bancale, quoi ! et j’avais pas assez de livre de BHL pour les caler 🙂 )
un petit coup de lunette de chantier pour vérifier les niveaux
premier essai avec deux crick de bagnole pour remonter le pied de poteau. mort de rire, qu’il était le pied de poteau ! le crick de bagnole n’a de la force qu’une fois déplié. plié comme ça, tu peux te la mettre sur l’oreille et la fumer plus tard !
bon, bin, on va les déplier et faire porter sur deux plat en ferraille assez épais. et… écroulé de rire ! toute l’ossature a vibré tellement elle se gondolait ! ça m’a tordu les plats et c’est tout ! aïe… problème a l’horizon…
et puis pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? un bon vieux pied de pied de biche de base et les doigt dans le nez ! ouf ! j’aurais juste pu y penser avant…
pied de poteau remis a niveau : ok !
maintenant leurs liens.
je n’avais pas fixé ces liens quand les fermes était couché par terre car les entraits faisant un léger ventre, il ne se positionnait pas correctement. un fois debout, le poids a « écrasé » les entraits et les liens se sont retrouvé a leur place exact.
j’avais prévu de mettre des chevilles bois a cet endroit mais finalement, un bon vieux boulon m’a paru plus judicieux. va juste falloir que j’augmente mon budget, boulon de charpente et que j’en recommande. commence a me coûter cher, ceux la…
j’ai aussi fini de tirefonné les pieds de poteaux aux platines et fini de cheviller tout ce qui devait l’être.
finalement, j’ai pas fait grand chose mais déjà, démonter et remonter l’échafaudage est déjà un boulot a lui tout seul.
pis, je vous cache pas que j’ai méchamment siesté. j’avais du retard a rattraper 🙂
pour la fin de semaine, je finis les sablières et commence a poser les solives de l’étage, histoire que je puisse m’occuper des pannes intermédiaires et surtout de la faîtière.
je sens que ça va être un grand moment, la faîtière…
PS: mention spéciale du jury accordé a la maîtresse de maison en construction, pour sa bravitude ( comme dirait l’autre ) a surmonter son vertige et sa capacité a venir faire l’acrobate a 5 m de hauteur alors que dépassé 1 m de hauteur, déjà des sueurs froides et des palpitations apparaissent et l’empêche de respirer, de parler. limite, elle se remet a sucer son pouce 🙂
donc, pour estelle hip hip ! hourra !
PS: allez, encouragez la, ça m’aidera a négocier le 8 m de hauteur pour la faîtière 🙂
lundi, j’ai fait le tour des possibilités de levage, sans grand succès… et après demande de devis chez les pro, c’est jura lev’, entreprise de levage du coin qui a remporté la mise.
alors, c’est 6 fois plus cher que ce qui était prévu avec mon grutier d’opérette mais la qualité se paye ma bonne dame et on a finalement préféré la sécurité en faisant venir un pro qui a du vrai matos et qui est assuré. détail important avec la chance qu’on a, en ce moment.
et ça donne ça :
alors, je ne peux que ressortir mon capitaine haddock préféré !
et c’est peu de le dire ! bon, j’ai bien failli faire 14 crises cardiaques, le tout dans un état de stress a broyer des boules antistress en titane, mais ça c’est bien passé ! si, si… on a peine a y croire mais oui, pas de caguade majeure a l’horizon.
faut dire que ça commençait pas trop bien. la veille, on s’est pris une série d’orage chuck norissien qui nous ont détrempé le terrain, une fois de plus et l’ont transformé en bourbier de compét’…
puis le gars qui devait venir le matin a pris du retard sur son chantier précédent et il n’est venu qu’a 11 h 45…
mais il est venu avec ZE grue !
ha, on fait moins le malin, hein ?
résultat: vaste rigolade que de lever mes bouts de bois ! du matos de la mort qui tue, couplé a un pilote qui connaît son boulot nous donne une charpente levée.
alors, c’est cher ( outch ! ) mais il fallait bien ça. l’option camion de chantier ou manitou télescopique n’aurait pas fait l’affaire.
allez, je m’en vais vous narrer nos folle aventures !
Franck ( car le grutier avait un nom ) recule dans le terrain et… patinage et… plantage ! mouhhahhahhahaaa !
bon, bin… appelle le gars qui m’avait descendu ma grue pour qu’il vienne nous sortir avec son méga tracteur quand on aura fini.
ça commence bien…
du coup, on a démarré par les fermes qu’il avait sous la main, histoire de dégager un peu de place pour qu’il puisse se repositionner pour la suite.
et contraction des muscles fessiers ! ( comme dirait l’autre, une olive et je te sors trois litres d’huiles 🙂 )
je rigole mais j’ai vraiment flippé grave ma race !
une fois debout, c’était de la rigolade, ça lève 2,3 tonnes en bout de flèche. plus qu’a la positionner au mieux avec l’aide de mon pôpa et de bernard et a affiner a la masse.
puis pendant que le bras bionique soutient le tout
on a tirefonné les pieds aux platines et commencé a grimper pour sangler tout ça.
puis deuxième service et a nouveau trois litres d’huiles 🙂
cette fois ci, on avait pensé a passer les sangles pour le contreventement, chose qu’on avait omis pour la première et qu’il a fallu mettre en place a 7 m de hauteur sur une échelle. arf !
et re-tirefonnage et re-sanglage
dans mon idée, le grutier travaillant a l’heure et pour réduire la facture, je comptais qu’il nous lève les fermes, qu’on les sanglent, qu’il nous monte mes pannes et merci bien, a la prochaine. oui mais non.
même avec un nombre de sangles conséquent, on est vite tombé en rade et il a fallu contreventer définitivement les sablières pour récupérer de la sangle pour l’autre coté.
bon, bin, allez, c’est parti !
pas simple de mettre les trois liens en même temps… faut soulever la panne pour que ça rentre et en équilibre sur une échelle…
sans compter, la flotte qui a fait gonfler le bois, la marge que j’avais prévue pour que ça rentre nickel sans forcer n’était plus la.
un ch’tio boulon, quelques chevilles bois et on passe au suivante
les pannes intermédiaires. celle la, les doigt dans le nez, vu qu’elle repose sur les echantignolles, pas de difficultés particulières.
pour nous éviter de jouer les acrobates, on a bloqué le crochet de la grue en position ouverte et mis des élingues » perdue » pour l’instant. elle resteront dessus, le temps que je fasse le solivage du plancher de l’étage. de toutes façons, les pannes intermédiaires et la faîtière sont juste posé a peu prés au bon endroit. c’est bien trop haut, même avec l’échafaudage pour qu’on s’en occupe maintenant.
et la faîtière, la, on a rigolé… va la guider a 8 m de haut avec juste une corde… et pareil gonflement du bois, donc marge disparu…
on a réussi a la positionner dans l’encoche et ensuite, il a fallu passer une corde par dessus pour pourvoir la faire descendre.
et même pendu a deux dessus, elle était morte de rire… un petit coup de cliquet et elle faisait plus la maline. couché ! a ta place !
bon, voila, ça c’est fait !
maintenant que Franck a de la place pour manœuvrer, y a plus qu’a essayer…
et il a réussi a se sortir du premier trou. ouf !
but du jeu, reculer au fond du terrain. un peu d’élan et… et… raté ! ça chie dans le virage. mais après maintes manœuvres et épuisement de mon stock de chute de liteau, chute de bois etc… il a réussi a se mettre en place. re ouf !
pour planter de la pelouse, va falloir attendre un peu 🙂
Bernard a la masse avec moi pour positionner le pied et le tirefonné pendant que mon père mettait en place les sangles de contreventement
on a sanglé qu’un coté, l’autre coté, on a mis des planches sur les entraits et on les a vissé a la ferme d’à coté.
et levage de la dernière !
et vu l’heure et que tout était sanglé, on a jeté les pannes dessus et puis roule !
on a fini a 21h15, défoncé, ruiné mais j’ai jamais été aussi content d’être courbaturé. courbature modèle XXXL, que j’ai eu du mal a monter l’échelle de meunier de l’atelier pour aller me pieuter. monte descend de l’échelle toute la journée, ça use…
il me reste pas mal de taf’, je ne sais toujours pas si j’aurais le temps de finir a temps le toit mais on est content, le moral a reprit du poil de la bête.
en passant, si ce week end du 15 août, vous n’avez rien de prévu, j’embauche bien volontiers. contact par mail ou au
merci d’avance !
Pour finir, un grand merci a mon pôôôpa et a bernard, sans oublier Franck le grutier qui n’a pas donné sa part au chien question coup de main. heureusement qu’il était la…
PS: je n’avais pas eu le temps de vous causer des echantignolles
donc rapidement, elle servent a soutenir les pannes intermédiaires et sont fixé sur les arbalétriers.
pour la façon de les découper, j’ai suivi les conseils de ce très bon site : http://charpente-total-bricoleurs.wifeo.com/realiser-une-echantignole.php
c’est vraiment bien expliqué sur le pourquoi du comment qu’il faut les tailler de cette manière et pas d’une autre..
je me suis fait un petit gabarit et je leur ai festooler la chetron
et on voit bien sur la photo, le fil du bois perpendiculaire a la poussée de la panne. c’est tout con, mais fallait y penser.
voila, a peu prés toutes les étapes de la taille d’une charpente n’ont plus de secret pour vous ! y a plus qu’a ! non ? bin pourquoi ?
j’espère n’avoir pas raconté trop de bêtise et que ça pourra vous aider sur votre actuel ou futur chantier.
c’est la répétition qui font les bons running gag…
alors, tout était prêt, le gars est bien venu a l’heure mais… avec un grue de touriste… tout juste bon a lever des fermettes…
alors des fois, y a des trucs qui m’échappent. le gars vient voir le chantier, voit les sections de bois, je lui précise le poids d’une tonne estimé par ferme et le gars me dit que c’est bon.
et il se pointe avec ça…
bon, bin, ça n’a pas levé un centimètre.
et bien merci bien et au revoir, c’est sympa d’être passé.
alors que dire… rien, on est rodé.
maintenant, il faut attendre lundi que je contacte une entreprise de levage qui va me prendre un bras, si elle veut bien se déplacer.
donc résultat des courses, un week end de perdu car on aurait pu, ne pas lever le week end dernier si mon grutier avait été dispo et un autre week end pour apprendre qu’il a trouvé sa grue dans un kinder.
bilan: je suis en vacance cette semaine pour ne pas pouvoir monter mon ossature et encore moins mon toit.
donc si la charpente n’est pas debout avant la fin de cette semaine, on bâche le tout et on reprendra l’année prochaine.
on n’aura jamais le temps de finir la toiture avant l’hiver car outre le solde négatif de mes congés, je suis épuisé physiquement ( et sans faire ma chochotte ) et ne pourrait pas continuer a tenir un rythme encore plus soutenu que l’actuel.
et laisser la charpente debout sous la neige, sans couverture, je crains le pire au printemps venu.
allez on essaye de se reposer ce week end, on a plus que ça a faire.
ça y est, cette fois ci, y a plus qu’a lever le tout.
j’ai réparé mes âneries et ne les ai pas répété ( c’est la moindre des choses, mais j’en était capable… ).
j’ai donc rallongé mes arbalétriers avec deux pièces de bois et les ai assemblées par tenon mortaise, colle et cheville bois.
ça m’a l’air costaud et l’effort se faisant en compression, ça ne craint pas grand chose, du moins j’espère…
j’ai essayé de respecter les « couleurs » en prenant des morceaux avec les même nuance d’aubier ( blanc ) et de bois de cœur ( rose ) et c’est pas trop mal.
et rebelote, traçage, découpe et… et… montage nickel !
gros soupir de soulagement accompagné d’un relâchement des muscles fessiers qui frisait la crampe. allez respire, tu vire au rouge cramoisi ! 🙂
ensuite, perçage, boulonnage et une ferme, bonne pour le service !
voila, le montage est prévu pour samedi prochain si la météo se décide a nous pondre un vrai été avec chaleur, coup de soleil et grosse transpirée…
et oui, la charpente n’est toujours pas debout et ne le sera pas avant deux semaines soit théoriquement le samedi 6 août.
enfin, si tout va bien, hein ? non parce qu’on commence a tout relativiser et en particulier le respect du planning.
d’ailleurs, on s’est mis avec Estelle, a la méditation transcendantale avec ouverture complète du chakra de la zénitude pleine et entière, tout ça pour éviter d’enseigner a notre descendance, des jurons bien senti qui ont le mérite de grandement défouler mais qui, par contre sont très très vulgaire 🙂
bon résumons… il pleut ! comme partout en France mais particulièrement sur le jura. ( qui a dit, comme d’habitude ? )
et les outils électrique n’aime pas la pluie. déjà les travailleurs apprécient moyen ( sans compter une légère crainte du syndrome claude francois… ) mais une perceuse n’est absolument pas compatible avec les seaux d’eau qui s’obstine a tomber de manière aussi soutenu que répété.
donc retard… donc report de la date du levage pour le week end suivant mais pas de chance mon grutier n’est pas dispo. et nous prenons donc, deux magnifique semaines de retard dans les chicots. dans la joie et la bonne humeur…
allez passons aux choses qui donne le sourire.
la charpente n’est pas levé mais est monté ( enfin pas tout a fait… reste a mettre quelques chevilles et boulons ) et je me suis presque pas gourré ( enfin pas tout a fait… a mon angle, mon cher angle… ).
les 4 fermes identiques sont assemblées mais celle du milieu a un petit souci technique. on en recause plus bas.
résumé des épisodes précédent :
on a fini de raboter avec Laurent tout les pièces.
la machine a bois m’a ruiné les bras mais nous a fait gagner du temps ainsi qu’une qualité de travail incomparable au rabot électrique. c’est ach’t plus propre.
puis nous sommes passé au montage des fermes avec charpente man ( polyvalent, polycarburant 🙂 )
première tache: dispatcher les multiples pièces a leur endroit respectif.
pour les plus grandes pièces, une bonne charrette évite de se flinguer le dos.
ensuite, on a mis en place des cales pour passer au dessus des pieds de poteau ferraille puis mis en place grossièrement les pieds de poteau.
puis, les entraits qui nous donnait l’écartement des pieds de poteaux.
et… première petite cague… un entrait trop épais, et une moise pas assez large.
un coup de disqueuse et c’est réparé
mieux, non ?
ensuite, on pose le deuxième entrait par dessus et on positionne le pied de poteau central pour éviter que les entraits ne fassent le ventre
perçage… avec l’aide de « niveau laser man »
et boulonnage sans serrer pour pouvoir passer les autre pièces.
ensuite, on a fait pareil avec les blochets puis on a mis en place les jambes de forces suivi des arbalétriers.
et le poinçon vient équerrer l’ensemble.
on a posé aussi l’entrait retroussé mais c’était plus une gêne qu’autre chose. sur les suivantes, on les a mis en dernier.
après on essayé d’équerrer le tout et après un essai foireux avec des sangles…
le mieux est de taper la tête du poinçon pour faire descendre l’ensemble.
une fois tout en place on vérifie les différentes mesures, on place les liens de poinçon ainsi que l’entrait retroussé
on tape un bon coup pour faire rentrer les liens a leur place avec une vielle chaussette… mais avec des vrais bout de masse a l’intérieur.
la chaussette évite de trop marquer le bois.
et y a plus qu’a… on perce, boulonne et cheville le tout.
tu le vois l’œil laser de « niveau laser man » ? bin, les fabricants de laser de chantier s’en servent de mètre étalon 🙂
ça, c’était le deuxième jour car le premier jour on arrivait pas a équerrer le tout correctement. après un abandon sur forfait et pour éviter une crise de nerf majeure, on a décidé de remettre ça, au lendemain.
Estelle et Laurent ont donc tout redémonter et vérifier le calage, qui était bien foireux. et une fois, les cales bien de niveau, on l’a remonté les doigt dans le nez dans l’après midi. ouf ! plus détendu, le gars… car comme c’était parti, je me suis fait du soucis pour la suite.
la deuxième, même punition avec calage, mise en place etc…
un peu plus rock n’roll, le perçage sur l’escabeau autostabilisant
autostabilisant ? si, si ! mais faut habiter le jura et subir 1 mois et demi d’averse quotidienne…
ôôôgroooumpfff ! t’as vu seb ? je sais faire moi aussi le tâââpeeer !
malgré l’expérience de la première ferme, ça n’a pas empêché les problèmes.
cette fois si, une problème de positionnement des pieds de poteau décalait un peu l’ensemble et foirait l’équerrage. on est resté un moment avec Laurent a essayer de comprendre la raison du pourquoi du mystère et puis… abandon sur forfait pour éviter une crise de nerf majeure. une fois de plus…
on a réussi a faire une ferme et demi avant que ne débarque David, Camille et Seb pour nous filer un coup de main.
coup de chance, on a eu une journée potable et du coup, les 4 fermes ont été monté. trois, boulonné et chevillé, la dernière a percer et bloquer.
on a commencé a essayer de trouver pourquoi notre ferme proutait dans la colle et c’est David et Laurent qui ont trouvé la raison du mystère: les pieds de poteau décalé.
un grand merci a eux deux d’avoir pallier a mon manque de patience qui m’empeche de reflechir sereinement. les voyants reflechir a ma place, on a commencé a monter la troisieme ferme avec seb.
puis une fois le problème résolu, Seb et Laurent sont passé au montage pendant que David et moi nous, nous occupions du boulonnage et du perçage.
David a commencé par faire les petites défonces oblique pour le boulon qui vient serrer les jambes de force au poteau. il faut faire cette défonce pour pouvoir percer et surtout serrer droit mais c’est pas la plus simple a réaliser.
et voila le travail ! nickel top !
et la troisième ferme en bonne voie…
serrage groumpfff ! et pourquoi que monsieur stanley se décarcasse a fabriquer de belle clé a molette ?
enfin tout ça s’est bien goupillé. il n’y a eu quasiment aucun temps mort et finalement c’était moi qui était a la bourre sur les perçages. efficace les ouvriers, non ?
Seb, alias « tââââpeer » ! 🙂
fin de journée aidant, un pied de poteau a 4, c’est plus mieux bien pour le dos !
et ensuite on recommence a tout empiler.
pour arriver a ce résultat qui fait plaisir !
et on a arrêté juste avant une méga averse. juste le temps de rentrer les outils et plouf !
enfin voila, un grand merci encore a David, Seb et Camille qui a grandement aidé Estelle a gérer 8 rase motte ( dont deux grande quand même ) et ça a été du boulot ! je suis sur que ces dames était plus fatigué que les bonhommes 🙂
donc, un grand merci a vous tous.
la ferme du milieu ? z’étes sur ? mais heuuu !
le lendemain, on s’y est mis avec charpente man.
calage, pied de poteau, entrait, tout ça, tout ça, nickel.
mise en place du poinçon et des arbalétriers…
et… et… tend un peu la joue… remonte le menton… un peu a gauche… voila, bouge plus !
triple buse !
ce que je redoutais est arrivé. un plantage de mesure d’angle et forcement un angle d’arbalétrier raté… et une impossibilité de monter la ferme. et… et… et… flûte alors ! saperlipopette ! … … ça y est, il sont plus la, les gamins ? rhâââ… PUT… DE BORD… DE CH…. DE SAL… DE M… !!! hein ? les chakras ? bin tu sais quoi tes chakras, je me les met sur l’oreille pour me les fumer plus tard !
plus qu’a rattrapé mes âneries. car bien sur en traçant les angles correctement, les arba sont du coup trop court…
me reste plus qu’a les rallonger… pour réparer mes conneries.
j’ai choisi de faire un tenon mortaise qui sera chevillé et collé, sachant que le tout sera boulonné dans le blochet.
le papa
et la futur maman que je vais tenonner demain avec mon combiné
comme disait si justement brassens: le temps ne fait rien a l’affaire, quand on est con, on est con…
bon, pour finir ce long message, si un gars vous dit: tu vas voir, le jura, c’est sympa, le soleil, les ballades, le repos, la sieste, viens donc passer tes vacances, tu le regrettera pas !
bon, la seule chose a faire est de s’enfuir a toutes jambes en hurlant comme un groupie hystérique de justin bieber car sinon, ça risque de donner ça :
j’ai limite honte de l’avoir fait tant souffrir, le charpente man ! il va être content de retourner au boulot 🙂
bon, je le taquine avec ces surnoms, mais n’empêche, que ça fait deux ans qu’il se cogne un boulot de fou en me filant un coup de main pendant ces vacances. pendant que d’autres, se dore la pilule au soleil, lui vient goûter au joie de l’humidité jurassienne et des travaux fatiguant.
donc, un grand grand merci a Laurent et Isabelle qui aussi pas mal aidé sa sœur a se reposer, en s’occupant de la maison et de Julie.
et la bise aux nounous de Renaud: Lucie et Albanne. il a pas été souvent dans son parc, le loustic !
bin, oui mon grutier a eu un empêchement et a reporté le levage, a samedi prochain.
dans un sens, ça m’a bien arrangé, je n’aurais pas pu être prêt a temps.
puis, ça va nous permettre de mettre un coup de rabot sur la totalitée des pièces. ça vaut pas un ponçage dans les règles de l’art mais ça fait déjà plus propre.
rabotage qui a été l’essentiel du boulot des jours passés avec l’aide de béton man qui s’est transformé en rabot man. ( gogotransformation !)
on a aussi fini les pannes. du moins les principales.
et les photos des mortaises avec son embrèvement que j’avais oublié la semaine dernière
on commence par percer, puis trait de scie circulaire.
puis dégommage du surplus a la scie jap’
on finit a l’ébauchoir
et, c’est beau, c’est magnifique, ça sent bon sous les bras.
j’ai passé aussi, deux bonnes après midi a réparer mes conneries. la faute a un gabarit foireux d’un centimètre.
du coup, toutes mes mortaises de poteau et poinçon était trop courte d’un centimètre… pas grave dans ce sens mais bien casse pied… bon, ok, je suis une couille gnou, et puis c’est tout.
puis un temps tout poucrave, doublé d’un dimanche après midi qu’on essaye de garder a peu prés silencieux pour les voisins nous a permis de commencer a fabriquer ma chèvre a poutre en I.
j’ai bien réfléchis et c’est la seul solution sans trop de risques pour mes poutres. elle sont bien trop fragile latéralement pour être montée a la main sur le toit. donc, chèvre spéchiole fait pour.
j’ai chourravé quelques pièces sur mon épave de grue et en avant.
de mon cerveau malade, aidé de Laurent est sorti ça:
manque que les câbles pour contreventer latéralement, sûrement un étai fixé devant pour assurer le coup ( a voir ) et nous avons une magnifique chèvre mobile.
la voiture qui se trouvera devant servira de contre poids et permettra de la faire pivoter facilement. y a juste a rajouter un petit treuil et elle sera parfaite. j’ai abandonné le coté inclinable qui n’a pas d’utilité pour ce qu’on lui demande de faire.
un bel axe chouré sur la grue, des chutes d’arbalétriers et on obtient le socle. seront tendu par la suite des câbles pour contreventer, qui seront accrochées sur les cotés de la remorque.
pour la tète, pareil, pièces détaché de la grue.
les entretoises en bois servent de guide, le boulon de charpente sert a assembler les deux morceaux mais aussi a empêcher le câble de sortir.
enfin, voila, je vais profiter de chèvre man ( gogotransformation 🙂 ) pour la finir dans la semaine, si tout va bien.
allez, reste a finir de raboter quelques pièces et on passe au montage.
m’enfin, si le temps le permet. pas folichon du tout cette semaine…
faudrait que le tour de France passe devant la maison, histoire de me faire profiter de leur médecine magique qui font grimper les cols a 80 km/h.
c’est pas qu’on est en retard mais ça va être tendu du slip !
il me reste a donner quelques coups de ciseau a bois dans les pannes pour finir les mortaises, reprendre quelques mortaises de pieds de poteaux trop juste en longueur d’un centimètre ( la faute a un gabarit foireux… ) et surtout a monter les fermes, le tout avant samedi. heureusement qu’il y a le 14 juillet…
et puis, y a béton man qui revient me filer un coup de main pendant presque deux semaines ( il aime souffrir 🙂 ) mais a la condition que je lui parle plus justement de béton. ok, alors, ça sera charpente ! le client est roi !
sinon, j’ai commencé la semaine avec les tenons de lien et vindieu, y en avait…
un coup de gabarit ( pas foireux… ) pour tracer et découpe de l’extérieur du tenon. puis avec the magic festool et son réglage de profondeur, on tire trois ou quatre traits de scie ( a votre convenance ) de chaque coté.
on dégomme le plus gros avec l’ébauchoir
pour obtenir ça :
un coup de disqueuse et c’est nickel !
ensuite, les arbalétriers.
a tailler, il y a l’embrèvement de la jambe de force et la mortaise du lien d’entrait retroussé
rien de bien sorcier. l’embrèvement se fait a la circulaire. un coup de scie, de chaque coté et roule !
par contre, ça ne marche qu’avec une scie plongeante. festool ou autre.
le premier coté dans le bon sens de coupe
et le deuze avec plongée.
un trait de scie a la bonne profondeur sur la tranche…
scie japonisation pour finir…
un coup de disqueuse et c’est a nouveau nickel !
du vrai travail de pro, non ? hein ? je me la pète grave ? vous trouvez ? bon, ok, alors je vais m’autoremettre a ma place 🙂
du travail de pro qui dit l’autre… je pouffe !
c’est… c’est… c’est… ? une belle connerie au carré !
un bête gourrage de sens. a ma décharge, j’avais une semaine et demi a 13 ou 14 heures par jour avec levé a 3 h du mat’ et pause d’une demi heure pour manger et faire la sieste. ça aide pas pour garder une concentration optimale.
c’est réparé, pas trop visible mais ça fout bien les boules.
et en fin de semaine, j’ai attaqué les pannes. je taille le strict nécessaire pour contreventer l’ossature et me focalise sur les plus lourdes
je n’aurais pas le temps de tout tailler alors on fait au mieux.
j’ai commencé par tailler a la bonne longueur et a découper les sifflets.
on a préféré tailler les sifflets, en version desaboutté. ça me parait plus solide ( mais j’en sais rien ) et c’est surtout plus joli.
ça donne ça…
contrairement au sifflet classique qui est un simple trait en travers. et c’est pas plus compliqué a réaliser, donc…
j’ai pris 5 cm de hauteur car c’est la profondeur de ma scie au maximum. pas besoin de réfléchir.
on trace donc, le premier trait de 5 cm sur la hauteur, puis 20 cm de chaque coté de l’entraxe et a nouveau les 5 cm sur la hauteur.
40 cm de long pour un sifflet, c’est le minimum conseillé apparemment. plus, j’allais être juste sur ma longueur totale.
puis comme d’hab’, finition a la scie jap’ et a la disqueuse.
un petit coup de réglet pour vérifier l’équerrage et roule !
puis taillage des mortaise de lien mais la, j’ai point de photo. au prochain post…
et pour finir, faut mettre un coup de scie pour faire casser l’angle des pannes sur lequel vont venir s’appuyer les poutres en I du toit. des deux coté pour les faîtières et d’un seul pour les sablières.
la, par contre, la festool n’est pas a son aise. mais ça doit être le cas de toutes les circulaires.
il faut une deuxième pièce a coté pour poser le rail et surtout avec la scie a 45°, tout le poids est désaxé.
enfin… c’est vraiment pas pratique.
et ma scie n’étant pas assez grosse, il faut finir a la scie jap’. avec le modèle en 75 de profondeur, on doit pourvoir s’en passer.
voila le boulot de cette semaine. et il en reste encore pas mal…
pour finir au rayon des bobos, pas de gros bobo qui coupe ou qui saigne mais des main qui pleure leur race !
entre les vibrations de la circulaire, de la disqueuse, de la ponceuse, de la perceuse et des coup de masse dans l’ébauchoir, ça commence a faire beaucoup… rajoutez a ça, un boulot alimentaire qui m’oblige a brasser du colis toute la journée et mes doigts se mettent en gréve 🙂
vraiment… le matin, j’ai trois doigt de bloqué. impossible a plier. je vous dit pas comment c’est pratique pour couper mes tartines le matin 🙂
ça, c’est le matin. une fois chaud, ça se décoince et on passe au décharge électrique a presque tous les mouvements. délicieux…
et la nuit, c’est les bras qui s’endorment avec comme une pulsion douloureuse dans les mains.
donc, la guitare, c’est cuit, le ukulélé pas mieux… bon, je vais siffler alors 🙂
mine de rien, la charpente, ça use son bonhomme. c’est bien moins physique que le béton mais on morfle quand même pas mal…
et je vous cache pas que même si c’est un plaisir, j’ai hâte que ça se termine pour pouvoir offrir des vacances a mes mimines
enfin presque finie. il me reste quand même deux, trois bricoles mais dans l’ensemble, tout est a la bonne taille, forme, y a presque plus qu’a monter tout ça.
j’ai du rab’ aussi, soit un morceau de 4 m en 10×20. je préfère parce qu’au fur et a mesure que je découpais, je voyais le tas de bois descendre dangereusement et me disais que j’allais manquer, que je m’étais forcement planté dans mes calculs. bin, non, pour une fois…
limite meuble ikea, non ?
les arbalétriers et les entraits retroussé.
et les entraits et jambe de force
reste donc a faire les tenons de liens, les mortaises de panne ainsi que la découpe des pannes et les mortaises d’arbalétrier, le tout avant le week end prochain ( ça serait parfait ) pour un montage des fermes, le dit week end prochain, et un levage, le week end suivant.
et pourquoi donc que t’es pressé comme ça ? car j’ai trouvé une solution de levage, en la personne d’un gars propriétaire d’une grue légère et mobile qui devrait convenir pour lever nos fermes.
mais, car il y a un mais, ça serait trop simple, il faut que ce soit fait pour le week end du 16/17 juillet car il part en vacance dans la foulée et ne revient que 3 semaines plus tard. et trois semaines plus tard pour moi, c’est trop tard. déjà que ça va être tendu pour tout finir avant l’hiver, si on paume 3 semaines, on est cuit.
alors, le ponçage… on va passer un coup de rabot et puis, ça ira bien. tout ce qu’on peut poncer, avant l’échéance fatale sera tenté mais aussi non, on essayera de finir une fois monté. c’est bien moins pratique mais on a pas le choix.
ça va donc être tendu du slip mais même pas peur ! on se reposera plus tard.
pour ce qui est des découpes, c’est relativement simple. très simple pour les entrait et les brochets car on coupe droit. suffit de pas se planter sur la longueur et roule.
bon, la, c’est pas bon pour le dos mais monter les morceaux de 8 m sur tréteaux pour deux trait de scie, c’est de la gourmandise.
les jambes de forces, j’ai pris le temps de faire deux gabarits ( c’est pas les même longueur en bas et en haut ) et j’ai bien fait.
c’te prise de tronche, le tracé de angles ! j’aurais du être plus assidu pendant mes cours de math… ça m’aurait peut être aidé a ne pas passer deux plombes a tracer correctement ces rognutudgu d’angles.
le gabarit fait 20 cm de large. y a plus qu’a poser d’un coté, tracer et mesurer l’entre découpe ( j’invente des mots ), l’écartement entre les deux découpes, quoi ! poser le deuxième gabarit et tracer.
une bonne heure pour faire les deux gabarits mais trois ou quatre de gagné s’il avait fallu tout tracer.
donc, le traçage…
découpe a la festool pôôôwaaa de mon cœur d’amour. ( ça, c’est de l’outil qui va bien 🙂 )
pas top, top mais rattrapé au rabot électrique
elle est pas belle ma jambe de force ? ( non, je ne parle pas de ma jambe imberbe de culturiste bodybuildé )
même punition pour les tenons de liens. eu’l secret, c’est le gabarit ! bis again !
bien plus simple a tracer car avec des angles a 45° mais vu qu’il y en avait… 10+15+13+…. enfin une chié, quoi ! ça fait gagner un max de temps.
pareil que les jambes de forces avec traçage, découpe etc… mais la, une optimisation de la longueur disponible est nécessaire pour en tirer le max et éviter de gâcher du bois inutilement ( d’où les 4 m de rab’, a mon avis ) et un peu de reflechissement du cortex permet aussi de ne pas prendre le morceau de la jambe de force pour celui des liens et haba, c’est balaud, le morceau est trop court pour la jambe de force. allô, la scierie ? heuu… non, lui, je l’appelle plus, ça va me contrarier…
un coup de rail magique avec la pièce de bois posé sur une autre pour éviter quelle se casse la gueule au moment de couper.
je sais, c’est tout con mais la première, j’avions pas reflexionné et j’ai failli me la prendre sur les arpions. tenir la pièce de bois a couper et pousser la circulaire en même temps donne une fois sur deux, des orteils tout noir et gros comme des andouillettes 🙂
voila pour les découpes.
sinon, je crois avoir trouver un moyen de me faire un max de thune !
vous connaissez les héros marvel adapté au cinéma ? genre X men, thor, captain america etc… vu que je les sens un peu a court de super héros, je vous présente…
poussière girl !
elle est colère contre des supers vilains, elle bouge un bras qui projette un super nuage de poussière et les vilains toussent !
c’est pas du scénario, ça ? 🙂
une réplique culte, genre: je suis ta femme, patrice chhhh… et c’est le carton assuré au box office ! a nous les pépétes, les brouzouf, l’oseille, la twingo décapotable ( avé le bras bronzé sur la portière ) et le fromage dans les nouilles ! la belle vie !
trêve de plaisanterie, le masque est quand même indispensable. on avait attaqué avec des masques jetable mais, c’est quand même pas le top et on en a bouffé quand même pas mal. avec ce genre de masque, ça tient chaud mais y a rien qui passe.
la suite, dans les prochains épisodes, a moins que Hollywood nous contacte pour choisir la couleur de la twingo.
c’est décidément une calamité, cet angle de maison…
suite a notre déconvenue avec la grue, ( comme c’est joliment dit et surtout poliment… avec calme et sérénité… on respire… 1…2…3… CRI PRIMAIRE !!! la… ça va mieux. ) on se tournait vers un levage de l’ossature a l’ancienne avec une chèvre de charpente.
jerome, lecteur de ce blog a eu la gentillesse de nous filer quelques photos accompagné d’explication mais surtout deux vidéo de levage de charpente ou on pige parfaitement le fonctionnement de la bête. encore merci jerome 😉
puis, on a commencé a cogiter et surtout se rendre compte que ça ne serait pas si simple. la faute a l’angle de la maison.
quelques petites photos sketchup pour bien comprendre:
premier cas de figure:
on monte la ferme centrale ( la plus casse bonbon ) et les deux autre dans la foulée. ( l’autre coté pareil )
premier problème, les pieds des fermes couché qui tape dans la ferme centrale.
deuxième problème: et c’est comment que je la sors ma chèvre de 10 mètre de haut… a part la benner sur le coté… mais avec un mega risque que ça merde et qu’elle se vautre sur les ferme. et vu la chance qu’on a en ce moment, je ne tenterais pas le coup.
deuxième version:
on commence par monter les fermes extérieures en reculant la chèvre ( la méthode de travail normale ) ensuite, on retourne la chèvre pour lever la ferme centrale. mais avec toujours le problème de la sortie de la chèvre. sans compter le retournement de la chèvre.
la première photo, on fait comme si la ferme centrale n’était pas levé, j’ai oublié de l’enlever avant la capture d’écran
et bien sur, on ne peut pas mettre les pannes pour contreventer tant que la chèvre n’est pas sortie.
donc pour la chèvre, c’est pas gagné…
reste la solution engin type manitou télescopique mais d’autre soucis apparaissent.
est ce que l’engin va pouvoir descendre dans mes fondations et surtout passer au dessus de mes murs de soubassement? bin, j’en sais rien, je ne connais pas encore la garde au sol de l’engin qui pourrait s’en occuper.
et un autre détail, c’est le manque de place pour manœuvrer. va falloir que la gars sache le piloter son bouzin…
enfin, voila, on a le cortex en surchauffe pour essayer de trouver la solution idéale…
si vous avez un éclair de génie qui pourrait nous aider, n’hésitez pas a nous en faire profiter 🙂
on va commencer par les emmerdes diverses zé varié qui s’acharne sur nous depuis 1 mois.
on en était resté a bigmat et son running gag de l’habillage velux de la mauvaise couleur.
bon, bin, c’était pas fini, je viens de m’apercevoir qu’il m’ont oublié un élément du conduit de cheminée et bien sur celui qui va m’intéresser rapidement: l’élément inox/inox de sortie de toit. le reste est en inox intérieur et galva extérieur ( moins cher de 50 € le mètre ) et il y a bien sur, un délai de 4 semaines… je veux bien être sympa mais la, franchement, de bon tarifs ne font pas tout… c’est a croire qu’il le font exprès…
un autre comique: mon scieur ! alors lui, il doit faire un élevage de clown et s’en béqueter un, au petit dej’ tous les jours.
j’aurais du avoir mon bois, il y a exactement 3 semaines et j’ai reçu la dernière fournée hier après midi. il m’a livré en 5 fois ! et il nous manquait a chaque fois quelques chose…
pour couronner le tout, je devais avoir une livraison vendredi dernier et un coup de fil pour m’avertir, histoire d’aller chercher le chariot élévateur chez mon loueur d’engins local.
et j’ai bien eu ma livraison… samedi… quand le loueur est fermé.
donc, il a fallu vider a la grue. grue qui en levant une charge mal positionné a reçu un espèce d’effet rebond dans les câbles qui se sont fait un malin plaisir de sortir de leur tambour… donc le câble d’avance et recul ( celui situé a 16 mètre de haut… tant qu’a faire… ) est hors service car complètement emmêlé…
on a perdu la matinée de samedi a essayé de réparer sans succès. donc a l’heure d’aujourd’hui, la grue est en panne.
j’exagère pas beaucoup quand je dis qu’on est maudit…
c’est tout ? bin, non. il me refait une livraison mercredi matin. et il pleuvait comme vache qui pisse depuis la veille. eau + argile donne pataugeoire sans nom.
et qui c’est qui a embourbé le chariot ? et qui c’est qui a encore perdu une matinée ? c’est mon voisin qui est venu me sortir avec son tracteur. voila, voila…
le lendemain, le terrain ayant légèrement épongé la flotte, j’ai pu remettre ça mais avec prudence… du coup, mon bois se retrouve au tout début du chantier, bien loin de l’espace de travail. et qui c’est qui va se les cogner a la main ?
et je ne parle pas de la météo qui s’est acharné, nous laissant seulement 3 jours sur la semaine pour travailler dehors.
avec un temps pareil, grande idée que j’ai eu, de dégager de la paille de la serre pour qu’on puisse travailler a l’abri sinon, on aurait pas fait grand chose. il aurait pas fallu inviter un travailleur de plus mais on a réussi a se débrouiller.
Thomas ( totobricolo dans les liens ) me disait récemment » à vaincre sans peine, on triomphe sans gloire »
mouaip’… j’échange de suite la gloire contre la fin des emmerdes a la chaîne qui nous colle au basque.
c’était la rubrique, « on en a plein le fondement «
passons au truc sympa !
déjà, la venue de Nicolas. une super semaine de boulot, d’échange, de discussion et même de débat enflammé au soir tombé autour d’un bon petit whisky ( a boire avec modération mais la bouteille n’ a pas fait la semaine 🙂 ) enfin, une vrai bonne semaine au niveau boulot mais surtout humain.
dés samedi matin, on a commencé a tailler ce qu’on avait de disponible: les pieds de poteaux
le premier jour a été peu productif, le temps de s’organiser, de trouver les bonnes techniques de travail ( sans compter la demi journée a essayer de réparer la grue… )
il était prévue de tout faire a l’ancienne mais on s’est vite aperçu qu’il fallait moderniser un peu la technique grâce a la défonceuse. j’en reparle plus bas.
avant de tracer, on coupait une des extrémité a l’équerre grâce a la scie circulaire festool et son rail pour tirer droit sur toutes les faces
puis après avoir fait sauter les morceaux scié, on finissait a la scie japonaise
et pour résultat, une face bien nickel. bon, pas tout le temps mais un coup de rabot électrique réglait l’affaire rapidement
puis après avoir tracé, il y avait plus qu’a tailler.
nico en pleine action !
il a trois opérations a réaliser. les mortaises, le plus long, les défonces pour les entraits et les blochets qui sont assez rapide et le » U » qui recevra la panne et qui est une vrai misère a faire.
le plus facile, les défonces d’entrait.
la circulaire réglé a une profondeur de 5 cm, on réalise plusieurs trait de scie assez rapproché
puis on fait sauter les trait de scie au ciseau a bois
et on fini avec un coup de disqueuse avec un disque a poncer spécial bois. donc assez rapide.
ensuite, la mortaise. la, beaucoup plus long.
on perce a 8 cm de profondeur avec une mèche de 3 cm de large, ce qui nous donne l’emplacement de la futur languette du tenon.
puis on fait sauter a l’ébauchoir ce qui dépasse.
en passant, l’ébauchoir ( ciseau de charpentier ) est indispensable. pas qu’un ciseau a bois ne convienne pas mais l’ébauchoir est déjà plus long, plat et on y tape avec une masse, ce qui fatigue le bras mais ne fait pas de cadeau au bois.
avec un ciseau a bois classique, outre la longueur insuffisante, on est gêné par le manche et on doit multiplier les coups de maillet pour obtenir le même résultat qu’avec l’ébauchoir.
ensuite, on taille la pente a 45 °
puis, on « coupe » le fil du bois en suivant le tracé pour éviter qu’en creusant l’embrèvement, on arrache le bois
puis creusage de l’embrèvement.
on creuse jusqu’à avoir les 3 cm de profondeur finale
et on fait sauter le reste en suivant la pente. et ça, c’est balèze a faire… et c’est la que la suprématie de l’ébauchoir est indiscutable.
on enlève le plus gros comme avec un ciseau classique
et on retourne l’ébauchoir pour changer de face et fignoler la pente et c’est la que la longueur et l’épaisseur de l’ébauchoir est indispensable. le manche d’un ciseau classique empêcherait de travailler a plat et le travail serait donc plus long et bien moins propre
et ça donne une surface bien nickel sur toute la longueur
un petit coup de crash test pour vérifier si tout va bien
et mis a part le petit jour que l’on voit dessous, c’est pas mal du tout.
même punition pour l’embrèvement de la jambe de force mais sans la rainure de 8 cm de profond.
et vu que c’est plus long ( 58 cm ), c’est encore plus difficile a réaliser une face droite sur toute la longueur
et des mortaise, il y en a un paquet a tailler… soit 4 mortaise par poteaux… celle des liens, des jambes de forces et celle des arbalétriers.
pour les arbalétriers, j’ai décidé de me passer de la languette du tenon. c’est un coup a se faire péter la gueule par un charpentier mais je trouvais que cela enlevait bien trop de bois a mon goût. donc, il y aura juste l’embrèvement mais vu que l’arbalétrier est boulonné dans le blochet, ça ne devrait poser aucun problème. il me semble bien aussi en avoir discuté avec Thomas qui me conseillait pareil.
z’avez vu le sourire du gars, fier de son travail ? pour des novices en taillage de charpente, on s’est bien débrouillé ! ( mode je me la pète grave OFF )
l’opération bien casse pied, c’est la découpe du « U » pour les pannes. avec une mortaiseuse a chaîne, ça doit se faire en 5 mn mais avec sa b… et son couteau, t’en bave sévère.
plusieurs technique ont été testé sans vraiment trouver la technique qui évite de s’embêter.
le sciage étant le plus efficace mais la plus longue et la plus fatigante. un coup de perceuse en fond de gorge pour faire tomber le morceau scié des deux cotés
et ciseau a bois pour finir le travail. c’est tout ce qui dépasse qu’il faut enlever. et avec le fil du bois dans ce sens, c’est pas facile.
alors tout ça, c’est la méthode manuel. seul problème, la vitesse d’exécution.
j’ai donc pris le temps de me fabriquer un gabarit pour défoncer la pente de l’embrèvement plus rapidement
le premier était bien trop léger mais a permis de tester l’angle de la pente.
gabarit validé ! on a bien nos 3 cm de profondeur et une pente constante sur toute la longueur
et le final, bien plus épais et costaud
et le résultat, il ne reste plus qu’a reprendre les angles. 5 mn top chrono, alors qu’il me fallait bien 1/2 heure a l’ébauchoir.
vu l’efficacité du bouzin, je me suis fendu d’un deuxième gabarit pour les jambes de forces
pour un résultat, tout aussi nickel.
c’est ce qui s’appelle, « perdre du temps pour en gagner ». surtout qu’il a fallu remettre en service ma défonceuse dont le système de serrage automatique du mandrin était HS. il a fallu que je démonte quasiment la bécane pour le virer et que j’ai accès a l’arbre de la défonceuse que je peux désormais bloquer avec une clé.
david ( paille01 dans les liens ) m’avait bien prêté sa défonceuse bricodép’ mais elle ne m’a pas du tout mais alors pas du tout inspiré confiance. désolé david… mais elle est limite dangereuse. ça vibre, ça bouge dans tous les sens, les fraises tombe en plein travail… ça craint du slip, une machine comme ça…
après cette innovation technologique de première bourre, on s’est organisé avec nico qui s’occupait du traçage et des défonces d’entrait et de blochet pendant que je faisais les mortaise a la défonceuse. et la, ça a commencé a dépoter grave. la ou manuellement, on faisait 1 poteau et demi par jour, on est passé a presque 4 poteaux/jour.
si c’est pas du travail d’équipe !
a ma droite, l’Attila des vibration dans les pognes, la défonceuse !
et a ma gauche, la ravageuse d’épaule de travailleur, la perceuse et son support !
on était quand même bien content d’arrêter en fin de journée. c’est finalement assez physique et avec des mouvement très répétitif qui use facilement son bonhomme.
sans compter le déplacement des poutres a la main qui pèse une vache morte. mais bon, on est des warriors ! jean claude vandamme n’a qu’a bien se tenir !
les poinçons sont pas mal aussi dans leur genre. une pièce assez courte mais avec des mortaises sur toutes les faces et la pointe a tailler. on met autant de temps que pour un poteau de 4 m…
pour la pointe, on taille grossièrement a la tronçonneuse électrique et on finit au rabot électrique
et le résultat…
on a aussi décidé de poncer toutes les faces apparentes de la charpente. ça va être long mais ça risque de faire vraiment sympa
brut de sciage:
et poncé:
ça fait quand même vachement plus joli. et c’est essentiellement madame qui s’y colle. heuuu, ma puce ? t’as une poussière sur l’épaule… 🙂
au rayon excentricité: mes têtes de poteaux de la ferme du milieu
avec les pannes qui se rejoigne dans l’angle, j’ai pas trouvé mieux a faire. ça permettra de boulonner les pannes et d’assurer le coup avec du feuillard.
voila, il me reste juste deux poinçons a tailler et bien sur le reste de la charpente, les arbalétriers, les jambes de forces etc… mais c’est de la rigolade, comparé aux pieds de poteaux.
il reste encore du boulot mais on a fait le plus gros, le plus long et le plus casse pieds avec Nicolas et je suis bien content du résultat, compte tenu des circonstances de ce début de chantier calamiteux.
pour finir, une fois de plus, un grand merci a Nicolas pour cette semaine ou je t’ai pas épargné ( limite esclavagisme 🙂 ).
deux après midi passé dessus… et que je te mesure, re mesure, mince, ca va pas, on recommence. et on re mesure et on recommence etc… etc…
on est parti sur la ferme du milieu. on l’a centré et commencé a mesurer. oui, mais 2 cm de décalage sur 9 mètre de long, ca fait vite un gros écart…
et le pire, c’est qu’il faut tout recommencer a chaque fois. on trace d’un coté, ca tombe pas trop mal mais arrivé de l’autre coté, raté… un pied de poteau trop excentré. bon, raté, alors on re décale la ferme du milieu en prenant en compte l’écart. et jusqu’à tomber au bon endroit.
de quoi mettre a rude épreuve ma patience légendaire 🙂
au final, 2 fois 3 heures de boulot et d’innombrable allée retour dans les fondations.
bon, allez, c’est fait. c’est pas impeccablement centré mais c’est pas trop dégueulasse. puis on ajustera au mieux au montage.
au rayon, mauvaise nouvelle. le planning. celui la, avec mon angle bâtard vont être inscrit sur ma top list des enquiquineurs de premières.
le bois devrait être livré pil poil pour mes vacances donc, ca va être rikrak mais mon souci actuel, c’est l’OSB 4.
sur les trois fournisseurs contacté, pas un n’en stocke et surtout, il m’ont tous dit qu’il aurait du mal en avoir car le fournisseur cague dans la colle sur l’approvisionnement. et c’est du 4 qu’il me faut pour les poutre en I… ( spécial fait pour )
donc, pour l’ossature, ca devrait le faire mais les poutres en I, pas sur que je sois livré a temps pour faire la toiture pendant mes seules et uniques vacances de l’année ( particularité de ma boite… on pose les vacances trois mois avant et après on touche plus a rien avant octobre. t’as pas intérêt a te louper ! ).
voila, voila, on croise les doigts…
Allez pour finir, un petit site qui m’a bien fait marrer: http://thereifixedit.failblog.org/
des fois je me trouve limite sur la sécurité de mon chantier, bin, la, je suis rassuré 🙂
un ou deux exemples:
un de mes disciples qui a oublié de réfléchir 🙂
et une bonne bricole pas très élégante mais astucieuse. le mitigeur de la mort qui tue !
j’etais parti sur de la poutre en i classique comme ca :
mais apres reflexion sur la fabrication et ces difficultées éventuelles de réalisation, suivi d’une discussion avec nico, j’ai retrouvé cette photo d’un salon montrant une poutre en I « sandwich » : http://autoconstruction-ecologique.fr/2007/04/24/isolation-de-la-toiture-en-paille-quelques-idees/
et ca donne, en plus clair:
alors du coup, je me tâte. la n° 2 me plait bien car vachement plus simple a fabriquer. de l’osb, un peu de colle pour la forme et quelques vis ou clou et roule.
de plus, elle est a mon sens plus solide. elle reprend le principe de la poutre en i, c’est plus fin mais plus costaud car les tasseaux latéraux sont plus haut.
avec la n°1 et en exagérant, si le collage est mal fait, elle peut rompre. avec la 2, en prenant soin de bien croiser les jonctions d’osb et les tasseaux latéraux plus la colle pour la gourmandise, c’est peu probable qu’elle casse.
et encore un avantage, la finesse doit faciliter l’insertion des bottes de pailles.
par contre, ca doit être plus tendu a mettre en place car moins de surface d’appui et il doit falloir les contre venter impérativement avant insertion de la paille sous peine de transformer son alignement de poutre en domino cascade.
enfin voila, je me tate…
allez faites z’y donc péter votre savoir en me disant que je me goure. ca sera pas la première fois…
enfin des nouvelles… on a était bien occupé ces dernier temps.
il a fallu qu’on libère le local que la mairie nous louait pour stocker nos meubles, la dites mairie voulant le récupérer. en échange, on gagne un garage situé un étage en dessous du local. c’est pas comme si c’était loin mais c’est un week end de paumé quand même.
le permis de construire est re-déposé, advienne que pourra ! mais il serait quand même ach’t bizarre que ça pose problème vu que c’est quasiment le même que le précédent. m’enfin on sait jamais et c’est quand même un petit soucis qu’on garde dans un coin de la tête. on avait pas besoin de ça mais on fait avec.
puis la maquette est quasi fini. elle dépote du slip voir même qu’elle pousse mémé dans les orties !
on est vraiment content du résultat et on regrette pas notre choix de la laisser apparente dans la maison.
j’ai refait le « socle » et je m’étais bien gouré. maintenant ça correspond tout bien nickel, mis a part quelques écarts dut, a des millimètres en trop ou en moins qui reporté a la taille de la maquette arrive a faire des 5 ou 6 min d’écart comme ici.
sans compter qu’a cet endroit, ça va être a coup sur une source d’énervement intense. les pannes étant déversé, ça fait deux angle de découpe pour jointer les pannes nickel. l’angle des pannes déversé et l’angle de la maison. je sais pas si vous voyez mais si vous suivez pas, vous êtes excusé tellement c’est tordu comme assemblage. de grand moment de bonheur en perspective !
j’ai rajouté aussi des liens sur le débord des pannes ( celle qui vont dépasser de la maison et qui font le débord de toit ) sur les conseils de thomas ( paix et félicité sur 30 générations, a toi et ta descendance ( oncle et tante accepté, cousins par alliance sur demande écrite ) ) car dépassant de 1.45 m de la ferme, ça risquait fortement de ployer. pas de rompre mais en tout cas, de faire une toiture pas droite.
j’ai pas eu le temps de mettre les liens sur les pannes intermédiaires mais une fois bien découpé ( angle batard, la aussi) , ça devrait ressembler a ça. ce fut tendu pour leur trouver un point d’appui mais ça passe.
niveau lien, j’ai chargé. je pense qu’il y en a plus que nécessaire mais je préfère. il n’y a finalement que du coté de la baie vitré et de la porte fenêtre ou je ne peux pas en mettre mais ça devrait le faire quand même. va falloir que le loup souffle a sans faire exploser les poumons pour la foutre par terre notre maison 🙂
je pense aussi avoir trouvé la solution pour assembler mes pannes au niveau de l’angle de la maison. vous en pensez quoi ?
sinon, le week end prochain, c’est la vrai reprise.
nettoyage des fondations, préparation et mise en place des coffrages puis coulage pour début avril si tout va bien et que les températures le permettent. (on tape encore du 0 ° dans la nuit )
il manque les liens de panne et les pannes intermédiaires mais dans l’idée, ça ressemblera a ça. ça a de la gueule, non?
au rayon des choses qui vont pas, les jonctions des pannes avec la ferme du milieu proutte dans la colle…
soit je me suis gourré dans la longueur de mes pannes soit c’est le socle du bas que représente le mur de soubassement qui est mal foutu. mais il manque 10 a 15 cm facile ( échelle taille réelle, bien sur 😉 ). y a plus qu’a tout re-vérifier pour trouver l’erreur.
de l’autre coté, c’est mieux mais c’est l’assemblage qui me semble peu respectueux de l’art de la charpente. ( les vis ne sont la que pour faciliter l’assemblage de la maquette, vous fâchez pas ! )
pas glop, hein ? mais c’est assez bâtard comme assemblage avec l’angle. je me demande s’il vaut pas mieux couper la mortaise au ras des blochets et de poser les pannes sur le haut du poteau avec pour fixation des équerre ou du feuillard a clouer. z’en pensez quoi, les cadors de la charpente ?
une autre vue générale
sinon, le permis est en passe d’être re-déposé avec ces 5 exemplaire de 26 pages… ça a du changer entre temps car pour le premier on a pas souvenir de l’avoir déposé en 5 exemplaire… c’est pas cher le papier. mais bon, c’est comme ça.
bon, alors, le permis, il faut pas le modifier… mais le refaire complètement… ouaaaiiiss, yooupiiii…
et pourquoi donc ? car il est valable deux ans… j’avais déclaré la première partie des travaux ( l’atelier ) et la validité du permis de deux ans pour la maison m’est sorti de la tête.
A rajouter a la longue liste d’erreur, oubli, approximation, plantage etc… faites depuis le début de ce chantier. m’enfin… comme dirait Gaston…
au final, c’est pas si dramatique car s’il faut le refaire au complet, ça reste quand même un genre de modification de l’ancien qui généralement, est accepté rapidement (sauf grosse modif’, ce qui n’est pas notre cas ). et puis, ça nous permet de tout remettre a plat et que tout soit fait dans les règles de l’art.
on va en profiter pour modifier deux choses qui nous ont semblé perfectible.
l’escalier qui ne bouge pas mais qui voit sa cloison changer de coté afin qu’il se retrouve dans le salon. avant, on devait passer par le hall pour monter a l’étage ce qui n’est pas le plus commode, vous en conviendrez. le hall d’entrée devant servir de « sas de décompression » pour les courants d’air, la poussière, le chauffage, c’était pas logique que ce soit un axe piétonnier central de la maison.
la deuxième modif se passe dans le salon, la serre bioclimatique ayant été abandonné, le mur capteur du salon n’a plus vraiment d’intérêt. on va donc le reculer d’un mètre et par une formule mathématique d’une complexité rare, le salon va s’en trouver agrandi et mieux proportionné. c’est beau les mathématiques, non ? 🙂
pour finir, j’ai monté les fermes de ma maquette et comme pour l’atelier, je ne regrette pas. pour le touriste de la charpente que je suis, ça me permet de visualiser concrètement l’ensemble. de prendre conscience des dimensions, de la façon de monter ce légo géant sans trop se faire ch… de vérifier les assemblages, les fragilitées éventuelle au niveau des assemblages etc… et de faire une super maison de poupée pour mon petit trésor. que du bon !
et le premier qui dit que je suis un père indigne a chourrer les playmobils de ma gamine… c’est marqué sur la boite, de 7 a 77 ans ! Playmobil pôôôôwaaaa !
Mais heuuu… Z’etais pas bien mes plans ? Bah, y avait de l’idée mais peut beaucoup mieux faire. Ha, oui ? T’es sur ? ….. Certain !
Ce que j’ai donc fait avec les précieux conseils de Thomas ( paix et félicité sur toi et ta famille sur 10 générations reconductible tacitement ).
Alors ma première version était potable… Vu de loin, a des milliers de kilomètres… Y avait de l’idée mais aussi plein de paramètres a prendre en compte et dont je ne soupçonnais même pas le début de commencement de leur existence et qui, une fois pris en compte donne une charpente plus belle et surtout ‘achement plus solide. Et moi, j’aime bien quand c’est solide.
Alors, dans une vision pédagogique et des fois que ça puisse servir a quelqu’un, pour ne pas faire les même erreur que moi, je m’en vais vous filer les tuyaux du gars Thomas ( richesse et prospérité sur toi et ta famille, pour une durée indéterminée ).
Pour commencer, je remets a nouveau, les noms des différentes pièces de charpentes, nécessaire pour la bonne compréhension générale de ce qui va suivre.
Puis mes plans, avant, après.
L’ancienne version. ( Désolé, c’est pas exactement la bonne photo mais l’originale s’est paumée dans le cyberspace, la ou personne ne vous entend crier )
Et la nouvelle
Voila, a regarder comme ça, ça varie pas des masses. Bin, si, justement…
Alors pour commencer, le nombre de panne. J’en ai rajouté une de plus, de chaque coté pour ne pas dépasser les 1.7 mètres d’entre panne. Déjà, c’est plus solide et pour le montage de la charpente, c’est plus pratique pour s’appuyer dessus pour clouer les chevrons, les poutres en I, etc… ( déjà, 1.7 m, c’est limite pour des gars comme moi qui ne nous cognons jamais la tête, même dans la maison des sctroumphs ). On recommande 1.5 mètres d’entre panne, en dessous, ça commencerait a faire beaucoup de panne et ça serait de la gourmandise.
Après, les jambes de forces, je m’étais inspiré d’un dessin dans un bouquin de charpente. Mais les faire descendre jusqu’en bas, c’est plus costaud car ça se triangule avec l’entrait dans lequel, on peut coller un boulon et ça évité des tenons mortaises qui fragilise le bouzin. Accessoirement, c’est aussi plus joli.
Alors, les contrefiches, a quoi qu’elles servent ? A faire joli ? Point du tout, malheureux ! Vous remarquerez que les têtes des jambes de force arrivent sous la panne intermédiaire basse et que les contrefiches se retrouvent sous les pannes intermédiaires hautes. Tout ça, dans le but de reprendre les forces exercées par les pannes. Des béquilles quoi… Ce qui est quand même pas mal, pour consolider la charpente, une fois de plus. Y pense a tout, ces charpentiers…
Ce paramètre la, m’avait complétement échappé… bah oui, c’est ballot… on dit merci qui ? Allez tous ensemble ! Merci Thomas ! ( Haleine fraiche et dentition parfaite sur toi et ta famille jusqu’à ce que le cul te pèle )
Autre chose trééés importante, qui avait aussi été relevé par Mourad Manesse ( lien a droite ). L’entrait et ma formidable idée de faire une jonction de l’entrait au niveau du poteau central. L’entrait en deux partie, quoi. Chose idiote ( si,si… ) inutile et dangereuse. Ou comment faire le nécessaire pour gravement fragiliser l’ossature. Donc merci aux deux charpentier d’avoir eu l’œil ( Tournée générale de paix et félicité pour toi aussi, Mourad, c’est moi qui régale 😉 ) L’entrait, c’est en un seul morceau, sinon, ça fait un mikado géant !
Et pour finir, le calcul des pannes. La, aussi, pas que c’était pas solide, mon histoire mais un dimensionnement de panne, ça ne se fait pas comme ça. Bah, oui, y a des calculs avec plein de chiffre, de multiplication, de coefficient de pente, d’enneigement, de charge statique etc… Du coup, j’tais pas loin mais j’avais pas bon, quand même. Maintenant, ça supporterais un troupeau d’éléphant nourris exclusivement a la pizza au nutella.
Les jonctions ont aussi été modifiées, les embrèvement et tenon mortaise respecte aussi des critères assez stricte qu’il vaut mieux respecter.
Voila, maintenant, ça va être costaud et plus joli. c’est pas bien ça ?
Un grand merci a Thomas pour son coup de main et le temps passé a me conseiller. La bise, mon copaing’ .
Et une autre merci chaleureux a Mourad ( ‘tain qu’est ce qu’elles sont jolies tes charpentes ! )
Et pourquoi donc, des contre chevrons, me direz vous ?
Bin, pour isoler mon toit en paille, pardi !
En fait, isoler son toit en paille pose généralement un problème technique. L’épaisseur de la botte de paille.
Donc, nous avons choisi cette technique car on avait une faible portée entre les pannes faitières et sablières et pas de pannes intermédiaires. D’où l’idée de mettre des contre chevrons en dessous des chevrons classiques et la hauteur des deux nous donnent les 36 cm de hauteur de la botte de paille.
Il y a aussi la techniques des poutres en I mais on trouvait leur prix, un peu élevé.
Donc, les contre chevrons sont taillé pour prendre appuie sur la panne sablière et faitière et ne servent que pour maintenir la paille, ils n’ont quasiment aucun poids dessus.
Après, j’ai préparé les chevrons
Et je les ai fixé…
Et le résultat…
Je les ai solidarisé entre eux, en haut et sur le coté, avec des bout d’OSB en 10 mn.
Aujourd’hui, avec l’aide de Michel, Maurice et Bernard, mes voisins, ont a monté la partie charpente de l’ossature.
On a commencé a préparer la panne faitière, en la taillant en biseau.
Ensuite, on a monté les pièces du puzzle
Puis, on a posé les arbalétriers
Qu’on a ajusté avec délicatesse
Toujours en utilisant la technique du moisé…
Une fois, les arbalétriers posés, bloqués au sert joint, on a insérés le poinçon toujours avec délicatesse. 🙂
Et posé les entraits retroussés
Vous remarquerez que les deux entraits retroussés sur les photos ne sont pas posé a la même hauteur.
En fait, c’est grâce a beau papa qui m’a fait remarquer a juste titre que les entraits a 1.50 de hauteur, de partout, ça risquait de nous gêner pour pouvoir accéder librement a l’étage qui sera notre futur chambre.
J’étais partis pour tous les mettre a 1.50 m par soucis de solidité mais après réflexion et vu les sections de bois employées, je me suis dit qu’on pouvait bien remonter l’entrait du milieu, histoire de ne pas avoir a ramper pour aller se coucher 🙂 .Donc, je l’ai positionné a 1.80 de hauteur, ce qui permet a la famille Monvel de passer largement dessous. Bon, les visiteurs ayant mangé trop de soupe étant petit doivent faire attention mais pour nous, c’est nickel.
Et on a posé la première partie de la panne faitière
Et ce fut tout pour la journée, quand même bien remplie.
Un grand merci aux « anciens » qui ont bien assuré le coup.
J’ai préféré l’OSB, au dalle en aggloméré qui sont, a mon sens, une belle daube.
L’OSB, bien que légèrement plus cher est quand même plus costaud, plus beau, sent bon la résine et est un peu plus naturel.
Pour rappel, l’aggloméré est aggloméré, justement, avec de la colle bien chimique tandis que l’OSB est aggloméré grâce a de la résine. Donc, ça reste a peu prés naturel.
Attention, page de pub qui va pas me rapporter un rond mais quand j’aime bien kek chose, j’en cause !
Pour toutes découpes de profondeur précise, c’est une Festool qu’il vous faut. J’ai fait un peu la gueule au moment de l’acheter, au regard de son prix quand même conséquent mais je ne regrette pas une seconde mon achat. Peut être même de pas avoir pris le modèle au dessus, en taille.
Pour ceux qui ne connaissent pas le système, c’est une scie plongeante, a la différence des scies circulaire classique ou la lame est fixe. En gros, sur la Festool, vous pouvez régler la profondeur de sciage, chose impossible avec une classique. Autre chose, la lame s’escamote automatiquement dans le carter dés qu’on lâche la poignée, ce qui réduit grandement les risques d’accident, et ça, j’aime bien 🙂 . Elle est aussi livré avec un rail de guidage. Vous posez le rail sur le trait de coupe et y a plus qu’a envoyer, vous êtes sur de couper droit et au bon endroit. C’est pas formidable ?
De plus, c’est du matos pro donc la revente est quasi assuré car très recherché. Faut quand même y penser, vu le budget que ça représente. si on peut récupérer un peu de thune en fin de chantier, c’est pas plus mal…
D’ailleurs a tous les futurs autonconstructeurs qui nous lisent, n’hésitez pas a investir dans du bon matos de pro ou semi pro. Les merdouilles a 9.99€ ne conviennent que pour monter du meuble ikea.
J’avais une visseuse EAG 12V qui était déjà pas trop dégueulasse, question qualité, bin, elle a pas aimé le surcroit d’activité que le chantier lui occasionnée 🙂 . elle tourne toujours mais sent un peu le cramé 🙂
Du coup, j’ai fait craqué la makita de pro et c’est vraiment du temps de gagné, niveau puissance, tenue de batterie etc… C’est du costaud. Et encore une fois, c’est du matos que je revendrais facilement.
Donc, en investissant, un poil, vous vous ferez moins ch… et vous récupérerez une partie de votre investissement.
J’ai préférè les modèles réglable en hauteur, au modèle fixe qu’on doit sceller. je me suis dit que si je me gourais au moment de les sceller, j’étais mal.
Ceux la, tu les fixe avec des tire fonds ou des gougeons a frapper donc a moins de percer au mauvais endroit, t’as peu de chance de te tromper.
Ils sont un poil plus cher mais j’ai bien fait de les prendre réglable en hauteur car sur une ferme, on a eu 3 cm en plus a régler en hauteur.
Donc, avec l’aide de beau papa, on a monté tous les pieds de poteau en premier en les contreventant un poil, par sécurité.
Après, on a posé les entraits.
Comme on le voit sur la première photo, et comme je vous l’ai expliqué, les entraits sont aussi moisé, ce qui nous a facilité grandement la tache. On a posé une première planche et la deuxième dans la foulée. puis, on les a alignées et on avait plus qu’a mettre quelques clous pour bloquer le tout.
Même punition pour la deuxième et on a mis par dessus, une planche pour les bloquer.
La première moitié de monté.
On a ensuite posé les premières partie des pannes sablières pour bloquer définitivement cette première partie. Pareil, on voit bien que c’est un magnifique sandwich de planche de douglas, sauce clou et vis.
Les jambe de forces ont aussi été posé pour contreventer. C’est la, que je me suis dit qu’il valait mieux que je ne me soit pas gourer dans mes tracés…
Et on a posé la dernière partie avec la même méthode.
La jonction des deux morceaux de panne sablière.
Ensuite, on a fixé les supports pour le plancher. Le mieux, c’est de poser le plancher directement par dessus les entraits ( partie centrale qui relie les deux poteaux ), c’est plus costaud mais ça augmente la hauteur en conséquence ( ou réduit la hauteur de l’étage, c’est comme vous préférez ) donc de les mettre comme on a fait, permet de gagner 20 cm de hauteur.
On peut aussi utiliser des sabots en ferraille mais, et d’une, c’est pas donné et de deux, c’est pas joli.
Et on a posé les deux planches extérieur, toujours pour contreventer.
Sur cette photo, on voit bien déjà, le « sandwich » de planche et la jonction des fermes et du plancher.
Ensuite, j’ai creusé les mortaises a la défonceuse et au ciseau a bois.
Et j’ai posé les jambes de forces, avec une mortaise pour le bas et pris en sandwich, en haut ( jaaadôôôre les sandwichs 🙂 )
Et quelques clous pour bloquer. On a fini de fixer avec des tiges filetées au jonction.
Et on s’est arrêté la. On y a mis quand même une bonne claque en une journée.
A seulement deux bricoleurs du dimanche, on s’en est pas trop mal sorti, je trouve.
Pour l’atelier, on a choisit la technique, dites du moisage ou technique du sandwich.
En gros, pour obtenir un poteau de 20 x 20 cm, il suffit de prendre 4 planche de 5 x 20 qu’on assemble et qui nous donne notre poteau en 20 x 20. c’est clair ? non ? bon, photo !
C’est mieux, la ? Alors, l’avantage de cette technique est la rapidité de mise en œuvre et la facilité de conception.
De plus, le poteau en 20 x 20 par 4 m de long, pèse 4 fois moins, logique, non? Ce qui fait qu’on peut quasiment monter l’histoire tout seul.
Bon, un coup de main est bienvenue mais pas besoin d’être plusieurs pour soulever des poutres pleine qui pèse une tonne.
Autre avantage, pas besoin de matos lourd de charpentier qui coute la peau du fondement. Les tenon mortaise se font a la circulaire, tout simplement.
L’inconvénient est seulement esthétique car il faut plus de boulon de charpente pour les assembler et on voit sur la tranche les 4 planches. Pas dramatique mais ça peut ne pas plaire a tout le monde.
D’ailleurs, pour ceux que cette technique intéresse, pensez a bien mettre les cernes du bois comme sur la première photo, en opposition et rentré a l’intérieur, histoire que quand le bois va sécher, les planches ne vrillent pas dans le mauvais sens sinon, ça risque de faire pas beau du tout.
Enfin, voila, je ne sais pas si on fera pareil pour la maison mais pour l’atelier qui doit être monté rapidement, c’est parfait.