en effet, il y a pas mal de petit détail, d’ajustement qui prennent beaucoup de temps. ( entre autre, mon angle… arf ! )
après avoir panné les sablières des fermes extérieurs, je me suis attaqué a celle qui arrive sur la ferme du milieu. et la, pas pareil…
je me suis même fendu de l’achat d’un télémètre… au décamètre, même pas en rêve pour avoir une mesure précise.
donc découpe et montage avec mise en place parfaite en épaulé jeté directement du bas, façon chuck norris. non ? bôôôaaalllez !
ok, alors montage façon, je me fais biiip grâce a une poulie.
la première panne, pas la bonne methode du tout.
premièrement, la corde de la poulie était trop courte, pas assez de marge pour aller jusqu’en bas. j’ai donc rajouté des sangles qu’il a fallu retendre un fois en bout de course de la poulie. mode jean claude vandamme ON .
je soulage du bras gauche, le poids de la panne pendant que le bras droit retend la sangle.
en gros, pas la bonne méthode du tout…
bon, on est quand même arrivé a la monter sur l’échafaudage. rebelote pour la mettre en place mais en moins pénible.
Estelle gérait la montée, descente pendant que je guidais la panne au bon endroit.
pour la suivante, on a reflexionné et commencé par changer la corde de la poulie par une bien plus grande. après, j’ai surélevé le bras tenant la poulie.
et les doigts dans le nez !

avec la panne a la bonne hauteur, un petit guidage et j’avais plus qu’a la poser comme une fleur.



un petit ajustement de l’angle… avec l’échafaudage, c’était très pratique…

ouiii heuu ! je m’a encore gourré… je le vois votre regard affligé, vos sourcil levés, votre moue dédaigneuse…
et pis d’abord, j’aime pas les angles, les angles, ça pue, ça fouette, ça décale les couettes ! vive les rectangles, les carrés, les lignes droites, les angles droits ! a bas les triangles, les angles ouvert, fermé, les isocèles, les losanges et toutes ces bizarreries géométriques aussi inutile qu’agaçante. tu sais ce que je lui dit a Pythagore ?
ensuite mise en place du lien ( droit, avec un angle a 45°, un mec bien quoi ! ) coté ferme extérieur ( droite avec des angles droit, propre sur eux, bien sous tout rapport, quoi ! )

et je suis passé a mon… angle ( beurk ! ) et mon antipathie a son égard s’est pleinement justifié. ‘culé !
j’avais pour idée de mesurer les multiples angles et les reporter sur le lien que j’aurais découpé en fonction et tel un miracle digne de la grotte de Lourde, il se serait parfaitement mis en place et sans aucun jeu. mouaip ! bon… bin, on est pas a Lourde…
et un lien, bon pour la cheminée…

après d’aussi peu convaincant essai, j’ai tenté le coup du lien découpé en angle droit ( rhâââ lovely ) et avec une défonce dans le pied de poteau.
c’est pas parfait mais bien mieux. ouf, j’y croyais plus…
j’ai commencé par relever l’angle pour refaire le tenon coté panne.

puis défonce de l’angle. c’est bien plus simple a faire comme ça. et a mon avis plus costaud car de cette façon, le lien prend appui sur le poteau, perpendiculairement alors que si j’avais découpé le lien, l’appui se faisait sur le coté du poteau avec seulement des tirefonds pour lui donner une rigidité. donc, plus simple et plus costaud. bonnard, quoi !

mise en place

et léger ajustage de l’angle ( encore… )

puis blocage avec du feuillard de ce coté. de l’autre, je lui collerais une équerre de chaque coté pour définitivement les bloquer. je préfère être prudent car de ce coté ci, le toit devrait vouloir pousser dessus. c’est pas très joli mais ça ne se verra pas.

puis comme d’hab’, perçage et chevillage pour bloquer le tout.

ensuite, je suis passé de l’autre coté. des liens sont prévus mais je les ferais plus tard. ça me prend trop de temps…

allez, les sablières, ok ! passons au plancher.
traçage de l’emplacement des solives sur les entraits

et découpe des « lambourdes » ( connaît pas le terme exact ) ou les solives vont reposer. je les ai découper dans ma lisse basse car je les ai complètement zappé sur mon devis de scierie. pas grave mais embêtant car il faut que je les taille moi alors que la scierie me l’aurait fait pour le même prix.

puis mise en place en y collant une vis sous chaque future solive. tant qu’a faire, c’est plus propre.

puis j’ai tenté la methode a tho ( http://tho.over-blog.com/article-29272395.html ) pour découper l’encoche des solives.
mais ça n’a pas été concluant. je sais pas ce que j’ai merdouillé…
je suis passé a la scie sauteuse et j’ai vite arrêté. c’est vraiment de la cochonnerie ces machines. impossible de faire un trait droit. même en allant super doucement, la lame dévie toujours.
allez a l’ancienne, scie a main ! plus long mais c’est nickel.

puis avec l’aide de madame, une échelle de chaque coté et ascension par la face nord avec plantage de solive au sommet ( au moins, un 4m50 ! )
une vis, en bas, de chaque coté et un clou, par dessus, fixe le tout.

et le bilan provisoire…

mine de rien, c’est quand même vachement long tout ça… et je suis pas encore a mon angle et ces découpes casse pieds.
c’est pour ça, que le toit tuilé, tout bien comme il faut avant l’hiver, c’est quasiment de la science fiction…
du coup, on s’oriente vers la mise en place de rampant par dessus les pannes avec un bâchage pour protéger le tout. ça me fera un toit provisoire qui me permettra de bosser dessous cet hiver.
de toutes façons, les rampants était prévu mais entre panne, par l’intérieur, fixé sur les poutre en I.
La, ça change pas grand chose et ça sera même plus simple car on aura pas les multiples découpes qu’on aurait eu avec un rampant par dessous, entre panne.
faut juste espérer que ça supporte bien l’hiver…