Reste 3/4 d’angle de toit.

on a enfin attaqué l’angle de la toiture… trois jours de beau de prévu, une RTT sous le coude nous donne un quart d’angle de toiture de fait.

on a commencé a poser la poutre centrale. bizarrement… ça s’est passé comme sur des roulettes ! les angles de découpe sont bon, la hauteur aussi ( alors, la, mystère, j’étais persuadé de m’être planté… ) et mis a part l’inconfort de la pente en angle, tout s’est bien passé ! What The Fuck ! ( ou dans sa variante canadienne: ouate de phoque )

je suis passé ensuite a la découpe en angle des bout de poutres. et j’ai épuisé mon stock de chute de poutre en i crash test pour tenter de trouver la bonne méthode.

juste 6 essais avant de trouver une découpe, a peu prés potable, pas parfaite mais ça fera l’affaire.

finalement, on a posé la première poutre. et si l’angle est pas trop dégeu…

je m’ai gourré sur la longueur… arghhh ! bin, y a plus qu’a couper ce qui dépasse et le tout dans une position très confortable.

la première poutre, je l’avais mesuré avec mon télémètre laser et faut croire que c’était pas une bonne idée. pour les suivantes, j’ai donc fait une cale, de la largeur de l’entraxe des poutres et qui m’a servi de base pour mes mesures.

et pour les suivantes, il n’y pas eu d’autre erreur de longueur.( il progresse tous les jours le gars… )

j’ai ensuite découpé en angle quelque botte afin de mettre le plus possible de paille dans les angles

et y avait plus qu’a monter la paille. mais la, pas pareil…

pour rappel, pour les pans de toit droit, on posait les poutres d’un coté et on passait de l’autre pour y glisser la paille en étant en face des poutres. mais la, point d’échafaudage de l’autre coté pour monter les bottes de paille car on l’utilise pour monter les poutres en i et encore moins d’échelle de toit comme point d’appui.

donc, il a fallu opérer en mode acrobate. et j’en ai grave ch… se tenir soi même, en même temps que la botte tout en essayant de l’enfiler dans les poutres et le tout en équilibre très précaire, ça use grave.

en fait, j’en ai vraiment bavé pour les premières. ensuite, madame a réfléchit a ma place 🙂 et avec l’échelle de toit entre les poutres, ça serait pas mieux ?

en effet, c’est vachement plus facile. toujours rock n’roll une fois, en haut mais pour la montée, c’est ach’ mieux.

j’ai merdouillé la première botte en angle. j’ai oublié de faire la rainure sur les angles et je l’ai un peu trop tassé. résultat, la poutre centrale qui fait la gueule…

j’ai bien essayé de remonter la botte mais j’ai abandonné tellement elle était écroulé de rire en me voyant pousser, taper, pied de bicher… queud’ ! une fois dedans, c’est plié, ça bouge plus. j’ai réussi a rattraper le coup au serre joint et mis un bout de feuillard pour bloquer le tout.

pour cette angle la, on a fait un coffrage en pare vapeur car il dépassait de la toiture et n’avait pas de volige dessous. et on l’a ensuite remplie de ouate de cellulose.

puis on a enquillé les autres bottes.

rempli les angles avec de la ouate de cellulose.

pour finir par un litelage en règle. on va pouvoir attaquer l’autre coté.

allez, ça sent la fin. y a encore du boulot mais on y croit !

et pendant ce temps la… ‘tain… une vie de chat… ça doit vraiment être terrible

 

 

 

 

‘garde donc !

tu vois, non ? t’y a compris le coup ? non mais vas z’y, regarde bien ! tou pige ?

mais oui, en effet ! comme tu es perspicace ! quel fin observateur, tu fais !

les premières lais de parepluie sont fini de dérouler !

et ? et ? et ? ça sent le début de la fin de cette fucking bullshit de toiture !!!

et a la fin, c’est nous qu’on va gagner !

la suite demain. c’était juste, que… il fallait que ça sorte, ça m’a presque fait pleurer les yeux tellement j’étais émotionné devant un tel spectacle qui signifie que je vais bientôt pouvoir ranger les échelles et le harnais. et ça… franchement… tiens, allez, ce soir je me saoule la gueule au champomy !

Mouaip ! bon… bin… et vous, ca va ?

non, parce que nous, la toiture… boaf… y a encore du boulot.

deux semaines peu productive. le week dernier nous a permis de faire un mini break en allant fêter les 60 balais du paternel. manger un morceau en compagnie de vrai gens, boire quelques canons, rigoler un bon coup et surtout OUBLIER CE PUT%**$/§ DE TOIT  le temps d’une journée, ça fait du bien par ou ça passe.

et puis, la routine a repris et au regard de la météo nationale dans son ensemble, il n’est pas nécessaire de développer sur le climat jurassien. ( pis on commence a se répéter, le running gag, ça marche un temps )

sinon, j’ai fini les poutres manquantes pour les découpes d’angles. il fallait pas énorme mais ça manquait.

j’ai aussi fabriqué les poutres centrales.

j’ai fait une découpe d’angle sur la longueur de la poutre pour qu’elle épouse la forme de l’angle. c’est pas parfait et il faudra sûrement adapter, en situation, la hauteur mais dans l’idée, c’est pas mal.

un passage a la circulaire avec le bon angle

et y a plus qu’a coller

pour l’autre coté, j’ai collé par dessus, les chutes de l’angle.

et pis, c’est tout…

on a trois jours de beau en prévision ou on va essayer d’avancer cette foutue toiture.

foutue toiture ? bin, vous dire que j’en ai marre, c’est juste un semblant de début d’imitation d’euphémisme.

parlons, des choses qui fâchent. le chantier participatif est cuit. on sera difficilement prêt a temps. on a déjà prévenu les quelques personnes qui voulait venir que les murs en pailles tout ça, tout ça, ça serait plutôt le plancher en paille. si tout va bien. ou pas.

m’enfin, j’ai même plus d’avis sur la question.

au moins, y a un petit loulou, qui s’ennuie pas 🙂 c’est toujours l’attraction du moment.

PS: je me suis aussi acheté une belle scie a ruban a l’ancienne toute en fonte. un magnifique outil comme on en fait plus.

c’était pas vraiment prévu mais l’occasion faisant le larron et la scie se trouvant dans le village d’à coté et a un prix ridiculement bas, j’ai craqué…

le bestiau ne rentrant pas dans l’atelier provisoire, il a fallu lui faire une annexe. le roi de la palette a encore frappé 🙂

royal, non ? bin j’en sais rien. je l’ai pas encore essayé… la faute au moteur triphasé.

j’aurais cru que c’était simple mais d’obscures histoires d’électricité capricieuse ( la peste soit cette engeance ) avec des phases associé a des condensateurs qu’il faut calculer en µ, ( gné ?!? ) des variateur de fréquence mono/ tri et non pas tri/tri, des modifications de poulie en fonction de la vitesse du moteur vont pas tarder a me faire virer chèvre… mèèèèè heuuu !

alors cher lecteur, si par hasard, tu as un moteur 3cv ( 2.2kw ) monophasé 220 v en 1500/tmin, ou un variateur de fréquence d’une puissance de 3 cv ( 2.2 kw ) en mono /tri et le tout a un prix raisonnable, je te serais gré de me contacter afin que nous puissions faire affaire et qu’accessoirement, je te roule une galoche du tonnerre de zeus, si ça me permet de faire tourner cette belle machine. 🙂

Deux tiers de toiture de torché donne un angle bâtard a terminer dans la joie et la bonne humeur

ça y est, on a enfin réussi a finir ( presque ) le coté est de la maison.

plein le dos… car bien sur, la météo nous a bien pété les rouleaux et la fatigue s’accumulant, ça commence a me sortir par les trous de nez.

mais c’est pas grave, on arrive a la partie la plus mieux drôle qui va me permettre d’énumérer l’intégralité du répertoire des insultes du capitaine haddock, pour le plus grand bonheur de mes voisins.

m’enfin, bon… a la fin, c’est nous qu’on va gagner !

comme d’hab’, entre deux averses, on a réussi a mettre la paille dans le toit nord. même technique que pour l’autre coté. ça marche bien, pas de raison de changer

par contre, il a fallu que je rabote trois poutres qui remontait du pif. ça faisait un gros écart avec leur voisines. dans les 3 cm. pourquoi, qu’elles rebiquaient vers le haut comme ça… elles étaient peut être contente de me voir… kof, kof… désolé 🙂


ensuite, la routine…

par contre déplier, le parepluie au fur et a mesure, c’est une grande idée. c’est pas très pratique au niveau du chevauchement des laies du haut, pas simple aussi de rester droit en déroulant le bouzin, mais au moins, ça nous a permis de faire un rang ou deux, bâcher, laisser passer l’averse et recommencer.

j’ai du finir le litelage, en mode speedy gonzales car hier s’annonçait pas trop degeu et j’avais de la main d’œuvre volontaire pour prendre une bonne transpirée. fallait pas rater le coche.

j’ai fini le litelage jeudi soir et on a pu poser les rives en zinc vendredi

puis on a cloué les tuiles de rives. pour info, il y a deux trous sur ces tuiles. un apparent qui va recevoir un clou calotin avec un chapeau qui assure un semblant d’étanchéité. le deuxième trou, celui du haut, reçoit un clou classique, ( si possible en inox ) car la tuile suivante vient le recouvrir.

pour l’autre coté, estelle a une fois de plus, vaincu son vertige pour me filer un coup de main. je n’arrivais pas positionner correctement les rives. trop courbaturé, souple comme un manche de pioche, j’arrivais a rien. super estelle a donc tatané grave sa gueule a son vertige et m’a filé un coup de main. a deux, c’est vachement plus simple.

agad’ les huit mètres de haut ! un poil crispée mais huit mètre de haut quand même.

et hier matin, debout 5 h pour finir de poser la faîtière et une chouille de litelage

et gerald est reviendu me filer un coup de main.

on a fini de poser les tuiles de rives

avant que kevin viennent prendre sa transpirée

trois pour tuiler, c’est pil poil.

kevin s’est mis a bas a l’approvisionnement de tuile

pendant que je récupérais les paquets de tuiles pour les passer a gerald qui les posaient.

et comme ça, c’est fou ce que c’est plus rapide.

on a ensuite inversé les rôles. le kevin, il est beau, il est musclé mais après avoir monté une palette de tuile a la poulie, ces bras de puissance de force brute, ont commencé a manifester un certain mécontentement.

en tout cas, les 30 °, on les a bien senti… caramba ! cette transpirée !

on a fini le premier coté a 15 heures et malgré le temps de déménager la poulies et les glissières, on a mis une bonne claque a l’autre coté.

et en fin de journée, on en était la. je devrais pouvoir finir tout ça, tranquillement cette semaine. a moins bien sur, que ce fourbe de joel collado se remette a trémousser son postérieur pour nous concocter une danse de la pluie localisé et tout ça pour que môôôsieur justifie son salaire de chroniqueur météorologique sur radio france. y en a qui recule devant rien, pour faire son intéressant !

et le meilleur moment de la journée ! rhhââââ, siffler de la bière bien fraîche après une bonne journée de boulot et le tout, en très bonne compagnie, ça vaut tous les chateaux petrus et champagne hors de prix de la terre, servi par un gonze qui a un manche a balai qui dépasse de dessous sa queue de pie !

bon, que dire a part, un grand merci a gerald et kevin pour leur coup de main. j’ai bien gagné une semaine de boulot grâce a vous.

maintenant, il va falloir passer aux choses qui fâchent : l’angle. et sa noue, son arretier, son velux, son conduit de cheminée… plein de choses réjouissantes…

PS: quand il n’y en plus, il y en a encore. les deux serres sont habités… les souris ont a intérêt a prendre des cours d’ultimate fight avec chuck norris

les chats, c’est vraiment des queutards 🙂 ( message du CCC comité contre les chats )

 

 

 

 

 

 

 

Le blues de la déprime météorologique…

et c’est peu de le dire…

on avance pas. on déprime. c’est pas l’envie de bosser qui manque mais depuis deux semaines, ça n’arrête pas. comme un peu partout en France, il me semble mais chez nous, c’est la fête ! aux escargot, limaces et autres grenouilles.

sans vouloir faire ma pleureuse, ça nous bouffe vraiment le moral. c’est la dernière partie du chantier ou on a besoin de beau temps pour être tranquille par la suite et paf ! enfin plutôt plouf ! on s’attendrait presque a voir des saumons remonter le terrain et des ours qui les attendent au tournant, le cul posé sur les fondations de la maison.

ce qui me pourrit la vie, c’est de voir la charpente se transformer en éponge. vu qu’on a complètement débâché pour pouvoir bosser, elle s’en prend plein sa gueule. et le bois mouillé, c’est pas cool. ça risque de pourrir, d’attirer les insectes et je me demande même si ça ne risque pas de fragiliser l’ensemble de la structure. le bois mouillé est quand même vachement moins costaud… tant de travail et le voir s’abîmer connement, y a de quoi déprimer le plus fervent des adeptes de l’optimisme en toutes circonstances.

m’enfin, bon…

le week end dernier, Gérald ( alias le grand machin ) est venu nous filer un coup de main.

on a fini de poser les poutres coté sud grâce a notre nouvelle poulie de la mort qui tue. c’est de la bonne poulie en ferraille, toujours a deux flasque mais plus grosse et avec un coup de graissage, ça monte tout seul. les bras des travailleurs qui l’utilisent l’en remercient.

vu qu’on commence a avoir la technique, on a pu finir avant midi

on est ensuite passé a la paille pour réussir a faire trois rang. c’est un peu moins productif mais le temps de mettre en place les échelles, poulies et tout le bazar, ça bouffe pas mal de temps.

et j’ai fini avec Estelle, le lundi après midi après le boulot.

et après, temps de chiotte. et travail entre deux averses, a toutes blindes. on a tellement peu de temps de dispo pour bosser que dés qu’il fait beau, je me tape des journées de 12 heures pour essayer de rattraper le retard…

en une semaine, week end compris, on a réussi a posé les poutres du toit nord. et pis, c’est tout. ouuééé…

voila, on en est la, après deux semaines… j’ai quand même posé cette après midi, la première partie du litelage du coté sud. c’est plus discret que la visseuse a choc, pour un dimanche après midi…

cette semaine a venir est encore prévue pluvieuse, donc pour la paille coté nord, c’est cuit.

on va donc déménager la paille de la serre noire qui a un petit problème d’étanchéité…

il faut aussi que je rainure des bottes de pailles, on en aura pas assez pour finir le toit. ça m’occupera en attendant le soleil…

enfin, voila. pour finir le toit pour fin juin, c’est plié…

j’allais oublier ! un grand merci a Gérald pour son coup de main !

pour finir, dans notre paille, on trouve pas de souris mais des chatons et la cuvée 2012 est arrivée. ça tire sur le noir, cette année. noir, tigré noir et bicolore.

je peux vous dire que c’est l’attraction du moment pour Julie et Renaud 🙂