Bah, j’ai tout l’hiver pour faire mon plancher. tranquille, kôôâ. et bin, non, raté.

vouloir gagner du temps peut gravement nuire a votre chantier en cours.

on en avait marre, on voulait arrêter pour cette année mais bon, on s’est dit que le plancher, c’est jouable puisque qu’a l’abri sous la maison et qu’on pouvait se le faire en mode rastafari.

mais c’était sans compter sur la très joueuse neige poudreuse précoce de cette année, accompagné d’un chouette vent de travers, qui nous a joué, un bien mauvais tour.

mais…mais… les 5 cm qui recouvre tout, y compris la paille dans ton plancher, a la moindre hausse de température, risque de fondre et de s’insinuer au plus profond de tes bottes afin de les faire pourrir jusqu’à l’os, en reproduisant le même phénomène que dans ton toit ? mais, mais, c’est horrible !

boaf… non, non, on a l’habitude. on est tellement vacciné contre les tuiles diverses zé varié qu’a mon avis, seule la chute d’une météorite géante sur mes pompes pourrait me faire lever un sourcil étonné.

voila, voila, nous avons passé les heures suivant cette neige précoce, a déplacer tout le bazar qu’on avait stocké a l’abri ( arf ! ) puis balayer, ratisser la neige pour en évacuer le maximum et espérer limiter la casse. on verra au printemps les éventuels dégâts qui ne manqueront pas.

maintenant, je m’en vais vous narrer les rocambolesque aventures du début de la fabrication de notre plancher.

la neige arrivant déjà sur l’échelle de loi de l’emmerdement maximum a des hauteurs conséquentes, il aurait été dommage de ne pas essayer de faire péter les scores en ne se faisant pas ch… pour ce plancher. on a un standing a respecter.

j’envisageais dans un précédent post d’embaucher jean claude vandamme afin de kickboxer mes bottes pour les faire rentrer entre les poutres en I. et bien, j’aurais du…

j’ai bien essayer de les rentrer a la bourrin mais queud’, même pas en rêve.

alors, on sort de suite la grosse artillerie et on remet en service ma poulie, mon support et ma sangle a cliquet pour entourer la botte et la tirer.

avec ça, ça a du aller tout seul ? hého, tu sais a qui tu cause, la ? on dit « monsieur » s’il te plaît.

lors d’une traction, certes très musclé, sur la poulie, ma sangle a cliquet qui entoure la botte a pété… bon, surprenant mais pas grave, on va prendre plus costaud.

c’était sans compter sans le support en bois avec les cornières de ferraille de renfort qui m’a permis de monter toutes mes poutres en I sur mon toit, tout ça, tout ça…. qui a cassé… gné ?

bon, j’en refait un avec une chute de panne en 10 x 20 cm. si ça pète… je vote pour jean francois copé

bon, mon honneur sera sauf, mais pour finir, c’est juste la corde de la poulie qui a pété… WHAT THE FUCK !

on pourrait croire que c’est pour la blague, mais non, juré craché, ça m’est vraiment arrivé. alors, on dit pas « monsieur » ?

par la suite, on a passé un coup de taille haie sur les deux face pour enlever le surplus de paille et faciliter le passage. y a eu du mieux mais on en a bavé quand même.

et malgré ça, il a fallu en tataner quelques unes au persuadeur pour les faire rentrer.

pour le rang, avec des vrais bout de poteau dedans, on a finalement choisi de mettre de la laine de bois de chaque coté et d’insérer par le dessus, une botte recoupé a la bonne largeur.pas de soucis, pour une fois…

et le résultat

j’ai aussi bouché l’espace entre mon regard et le plancher pour éviter les courants d’air grâce a de la mousse expansive. pas glop comme produit mais pas trop le choix.

j’en ai aussi utilisé avant de mettre la paille pour boucher entre le bas des poteaux et le fond en OSB, toujours pour éviter les courants d’air qui serait inévitablement remonté par la.

puis on a tout déménagé sur le plancher en espérant finir l’autre coté…

et… et… la neige est arrivée.

on a donc tout nettoyer, bâché par dessus et on va monter les échafaudages en pignons pour protéger au maximum des futurs neige. après advienne que pourra.

reste a finir 6 poutres en I. on se tâte pour savoir si on insiste pour finir, au moins ça ou si on envoie tout bouler pour rentrer dans notre grotte d’hibernation.

le choix est difficile…

PS: question pour les as de la charpente.

j’ai remarqué qu’un de mes poteaux avait pris une forme inquiétante. il s’est cintré en bas, genre banane et c’est assez flagrant…

c’est grave docteur ?

j’en ai un autre qui s’est vrillé sur lui même mais ça m’inquiète déjà moins. quoi que…

alors je peux dormir tranquille ? vous en pensez quoi ?

 

 

 

 

 

 

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11 réflexions au sujet de « Bah, j’ai tout l’hiver pour faire mon plancher. tranquille, kôôâ. et bin, non, raté. »

  1. bon, juste pour la dernière question, hein ? le reste… j’préfère po réagir… (t’as dû être très très méchant dans ta vie précédente…) :

    aucune inquiétude pour tes potos. c’est les noeuds qui les ont fait tordre au séchage… t’as quoi, 15 mm en bas ? boaf, même po mal !

    juste pour info, y’a un topin (abri antiatomique dans mes liens) qui a fait une dalle bois paille comme toi, et devant la difficulté à insérer les bottes, il a pris la décision de les retailler et de les insérer dans l’autre sens (longueur entre 2 poutres, et non largeur), puis de couper les ficelles pour qu’en se détendant, elles remplissent bien la chambrée entre 2 poutres en I. finalement, tu perdrais sans doute pas de temps…

    • bin, pour les prochaines, je vais quand même rajouter 2 ou 3 cm d’entraxe pour être sur, de pas me faire ch… j’avais pris 37 cm soit juste 1 cm de plus que la largeur de la botte. pas assez apparemment.
      pour la solution de ton pote, pourquoi pas, mais je préfère garder l’entraxe de 50 cm. déjà, je me suis fait ch… a faire les poutres et ça me rassure d’avoir plus de poutre sous les pieds même si je suis sur que ce n’est pas nécessaire d’en avoir autant. puis le coup de couper les ficelles, tu dois quand même perdre en compression et donc en isolation, non ?

      pour mes poteaux, ça me rassure. il aurait manquer plus que ça…

      et oui, je n’ai pu qu’être très méchant, je vois que ça. genre un ancêtre de sarkosy ou de coppé ou le mentor de milton friedman ou d’ernest antoine seillere. pire, ça existe ?

      • bin en même temps, si tu utilise un entraxe de poutres supérieur à la dimension de tes bottes, tu vas avoir des poches d’air partout, et donc des ponts thermiques. j’aurais tendance à penser que délier les bottes aura moins d’effet sur l’isolation (mais sans calcul à l’appui, hein, s’agit d’une impresssion…)
        sinon, comme toi, j’aime po trop dépasser 50 cm d’entraxe… le plancher devient trop souple après…

        • ha non mais pour l’entraxe supérieur, c’est genre deux centimètre de plus. ce qui revient au ratiboisage au taille haie mais sans se faire ch… a ratiboiser
          pour la coupe des ficelles, je me pose finalement la question car il est vrai qu’au niveau de la jonction de botte, le serrage des ficelles font un petit écart que je n’arrive pas a combler comme j’ai pu le faire sur le toit en leur sautant dessus. du coup j’ai comblé avec de la paille en vrac mais il est vrai qu’en coupant les ficelles, ça peut régler facilement le problème.
          faut que j’étudie ça. merci du tuyau !

  2. Bon encore une fois, c’est la faute à pas de chance, mais de la neige comme ça, ça arrive environ une fois tous les 2-3 ans, et là paf début novembre !

    Bon courage en tout cas !

    • tout a fait… mais… pourquoi chez moi, vindieu ? ‘pouvez pas neiger 10 km plus moins ou sans vent ? 🙂

  3. pour tes poteaux rien de bien mechants
    celui qui flambe, meme pas mal; il peut encaisser au moins 15 tonnes
    pour celui qui tourne qui ce devient critique tu peux mettre une semelle entre 2 poteux et le liaisonner si jamais il tourne encore…

    • bon, je vais surveiller tout ça, au cas ou. peut être qu’il a commencé a vriller quand il n’y avait pas encore trop de poids dessus, la charpente ayant passé un hiver sans toiture.

  4. Pour tes potos, idem que les autres : pas de soucis.
    Par contre pour le douglas et sa classe III. Classe III c’est pour sa mise en œuvre par rapport à la flotte et au risque biologique ( exposé à la pluie mais ventilé : bardage par ex). Là; sous bâche non ventilé, pas forcément super sec et avec de l’aubier… c’est une condition classe IV.
    Prends 2 palettes non traitées, t’en mets une debout contre un mur dehors et une autre par terre dans la pelouse, reviens faire les comptes 6 mois après. Le seul facteur qui change c’est l’humidité permanente de la deuxième.
    En sachant que le risque biologique est lié à l’humidité… CQFD. Bcp d’insectes privilégie le bois humide ou déjà attaqué par les champis et autres moisissures.

    Ps j’ai retrouvé les vidéos de levage à la chêvre si tu veux…

    Bon courage!!!

    • oui, en effet, t’as bien sur raison et j’ai sûrement mal stocké mon bois mais encore une fois c’est cette idée a laquelle je croyais en tant que non professionnel de la profession, que le douglas est un bois quasi sans risque et sans l’obligation de traitement…

      m’enfin, bon, c’est fait, donc…

      pour les vidéos, ce n’était pas pour moi mais pour niko. et il a déjà levé sa charpente. je pense donc qu’il en a plus besoin mais merci quand même

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