Un toit sur la tête pour éviter les coups de soleil sur mon crane dégarni.

ça y est, les vacances sont cramées. va falloir attendre l’année prochaine pour se reposer se remettre au boulot sur le chantier a plein temps.

bon, c’est pas tout a fait fini… ça a pris une bonne gifle mais il reste une vingtaine de planche a poser, faire les découpes d’angle ( rhâââ lovely ) et poser le pare pluie provisoire. si les vents sont favorables et les dieux du ciel clément, cela devrait être terminé pour la fin du week end a rallonge prochain.

alors pourquoi qu’on a pas fini ? premièrement, le dieu météo France a décidé de nous les briser a partir de jeudi dernier et nous a servi un temps tout poucrave qui rend les planches de bois glissante et n’invite pas a faire le mariole sur une toit a 45 °.

j’aurais bien sur, pu bosser jusqu’à, avant jeudi mais c’etait sans compter sur la confrérie des scieurs qui a pour principe de ne jamais tenir aucun engagement de délais. y en a qui se font un devoir de faire du bon boulot, de respecter leurs engagements, de satisfaire le client, tout ça, tout ça…

et bien, la charte qui régie la confrérie des scieurs ( qui est elle même une variante de celle, des marchands de matériaux de construction ) se fait un devoir d’assurer a leur client une date de livraison et de tout faire pour ne pas la respecter. les planches que je devrais avoir pour la fin de semaine dernière, avant le début de mes vacances, j’ai récupéré la dernière fournée ce vendredi…

ça mérite des baffes bien sur mais c’est comme ça… et la dernière semaine de vacance qu’il me restait et que j’ai posé pour finir ce toit a été perdu en parti a cause de ça.

bôaf… on commence a être rodé et on vous cache pas qu’on attend 2012 avec impatience. 2011 commence vraiment a me sortir par les trous de nez ! le premier qui dans deux mois me souhaite une année aussi bonne pour notre chantier que 2011, j’y fait manger les chutes de notre charpente ! 🙂 ( un bon mètre cube quand même…)

bon, sinon, cette fois ci, rien de bien compliqué. monter les planches et les clouer.

c’est juste long et fatiguant.

on a profité de l’échafaudage en place sur le pignon pour poser les premières planches sur le débord de toit. c’est un peu moins impressionnant avec l’échafaudage en dessous.

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pour l’autre pignon, pas pareil. pas d’échafaudage et pas trop envie de le monter pour clouer une dizaine de planches. donc test en situation de mon échelle de toit customisé.

j’ai rajouté des pattes métallique, boulonné, sur une échelle classique pour pouvoir la crocheter au faîtage. et ça marche du tonnerre.

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ça tient bien, mais même avec le baudrier, j’ai relancé la production d’huile a pression musculaire. 🙂 c’est carrément impressionnant et j’avais vraiment les jetons.

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c’est le première qui est dur a poser. complètement dans le vide, c’est la que tu te dis que le vertige n’est pas une notion abstraite. ensuite, il suffit de pousser les planches suivante contre la première et roule.

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ensuite, l’échelle posé contre la faîtière avec Estelle qui me passait les planches,  c’etait bonnard.

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et le premier coté sans les découpes d’angles.

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puis l’autre coté…

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et notre chambre…

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et pour la mezzanine, changement de technique. pas de plancher donc impossibilité de poser l’échelle contre la faîtière.

on a donc posé le début de plancher pour pouvoir accéder a la mezzanine facilement.

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puis avec l’aide de ma deuxième échelle de toit customisé

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j’ai posé le premier rang ( 6 m de long avec des planches de 4 m, soit un rang de 2 m et un de 4 m. )

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ensuite j’ai posé la grande échelle direct sur le toit pour l’étage supérieur et j’ai joué a spiderman. ça me fait un entraînement pour le pare pluie…

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Estelle, une fois de plus, me passait les planches par en dessous.

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voila, donc, il reste le coté mezzanine a finir ( une vingtaine de planche ) et les découpes d’angles. puis le pare pluie.

on a finalement opté pour du pare pluie premier prix ( de la bâche renforcé avec un treillis ). ça a l’avantage de me faire une entraînement pour le pare pluie final et surtout de se transformer en superbe bâche a bois de chauffage de compét’ quand on l’enlèvera au printemps. pas de gaspillage et un coup très raisonnable chez brico dep’.

reste a le poser et la… je reflexionne dur pour trouver la bonne methode… même avec mon échelle de toit, ça fait une sacré pente…

en gros, soit la methode traditionnelle conseillée: en long et les laies de pare pluie perpendiculaire a la pente, soit la solution de facilité a savoir les laies en hauteur dans le sens de la pente, a cheval sur le faîtage. je me dis que pour un truc provisoire, c’est peut être suffisant. en prenant plus de marge sur le recouvrement, y a pas de raison que ça fuite.

je me tâte…

enfin, bon, allez ! bientôt les vacances !

Toiture sud terminée et bâchée de surcroît.
Charpente finie !

4 réflexions au sujet de « Un toit sur la tête pour éviter les coups de soleil sur mon crane dégarni. »

  1. Bravo, on est vraiment impressionné par la charpente et au passage c’est pas si souvent qu’on voit un couple construire sa maison à deux!
    Dites, comment vous prévoyer de fixer le pare pluie? Lattage?
    on a été a peu pres dans le même cas, à la différence que pour nous le pare pluie était définitif et le lattage + contre lattage c’est plutôt assez facile si on est deux. Bon c’est à voir…

  2. salut !

    oui, le poser et l’agrapher puis mettre quelques liteaux pour que ca passe l’hiver tranquille.

    reste a trouver la bonne technique de pose car je suis pas trop a l’aise sur mon toit, même attaché.

    c’est pour ca que dans le sens de la pente, il suffirait de rouler le parepluie, de monter avec mon échelle et de le laisser tomber. je déplace l’échelle et je recommence.

    pour le pare pluie définitif, j’aurais les bottes de paille pour « marcher ». la, les planches sans rien, c’est bien casse gueule.

    je me tate toujours…

    et pour estelle, on la voit pas souvent sur les photos car c’est elle qui les prends le plus souvent mais elle ne donne pas sa part au chien question boulot et sans son aide régulière, je ferais pas grand chose.

    a+

  3. Bravo les Montvel.
    Et si vous lanciez des cordes par dessus le faitage, ça vous permettrait de tirer doucement sur la bache (attention aux déchirures). Comme cela elle étanchéifierait le faitage. Mais les baches font elles 12m ?
    Bien le baudrier et la longe !
    Par contre je n’ai pas bien compris le décrochement dans l’angle. Il n’y aura plus rien pour soutenir les planches.
    Bonne continuation.
    Patrick.

  4. Si j’ai bien compris c’est toi qui t’amuses à faire le singe et à taper sur des clous qui ne t’ont rien fait, comme un gamin. Et Estelle qui se tape tout le boulot de monter les planches.
    Bourreau de ménage ! Et en plus tu l’obliges à sourire sur la seule photo d’elle. T’es un chenapan Patrice !

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